Plus de 14 500 Permis D’occupation et de Séjour Délivrés Depuis 2006

7 years ago - April 08, 2014
L’ancien secrétaire financier, Ali Mansoor, dans le dernier bulletin Conjoncture de la compagnie Pluriconseil, vient relancer le débat sur l’importance des professionnels étrangers pour Maurice. Un apport qui serait incommensurable pour notre économie.

«L’accès à la main-d'œuvre qualifiée est de plus en plus déterminant pour les entreprises qui veulent localiser leurs opérations à forte valeur ajoutée. Sans main-d'œuvre qualifiée, les entreprises pourraient réduire leurs opérations ou se délocaliser. Si Maurice perd certains segments économiques existants, ou ne parvient pas à attirer de nouveaux, son économie pourrait ralentir fortement ou décroître.

Cette stagnation économique serait accélérée, vu que d'autres pays de la région jouent de leurs atouts pour tenter de rattraper Maurice dans les domaines où elle est actuellement en avance. Par exemple, Nairobi et Johannesburg sont déjà en avance avec la connectivité régionale et internationale qui est un facteur d'attraction forte pour les entreprises qui veulent localiser leur siège régional. Un bon mélange de la main-d'œuvre locale, complétée par des professionnels étrangers, est essentiel pour maintenir le potentiel de croissance à un niveau sain, et de fournir une plus grande résilience économique », explique-t-il.

Permis d’occupation

« Le système Occupation Permit introduit en 2006 a apporté des changements importants dans le bassin de talents du pays. À ce jour, plus de 14 500 permis d’occupation et de séjour ont été délivrés à des ressortissants étrangers. Il y a quelque 4 250 détenteurs d'Occupation and Residence Permit actuellement dans le pays », souligne un préposé du Board of Invesment.

Pour obtenir un Occupation Permit et un permis de résidence, l’étranger doit satisfaire un des quatre critères établis par le gouvernement. À savoir (i) à titre d’investisseur où il doit faire au minimum un chiffre d’affaires de plus de Rs 4 millions ; (ii) être un professionnel employé par une entreprise locale, mais avec un salaire dépassant les Rs 45 000 par mois ; (iii) être un ‘Self-Employed’ avec un investissement initial de 35 000 dollars américains et réaliser des revenus annuels de Rs 600 000 ; (iv) être un retraité pouvant générer annuellement des revenus de 40 000 dollars américains. Soulignons que les expatriés détenteurs d’un Occupation Permit peuvent acquérir un apparte­ment si ce dernier est dans un bloc de deux étages. Le permis d’occupation a une validité de trois ans.

Permis de résidence permanent

Un investisseur qui détient une autorisation d'occupation valide peut faire une demande de permis de résident permanent après trois ans. Pour ce faire, (i) le chiffre d'affaires annuel de son entreprise doit dépasser les 15 millions de roupies pour trois années consécutives ; (ii) il devra investir au moins $ 500,000 dans une activité admissible telle que les projets d’Integrated Resort Scheme (IRS) ; (iii) dans le cas d’un travailleur indépendant, il doit réaliser un revenu annuel dépassant les Rs 3 millions pendant trois années consécutives ; (iv) être un professionnel percevant mensuellement, et ce pendant une période de trois ans, plus de Rs 150 000 ; (v) ou être un retraité ayant transféré pendant trois ans plus de 120 000 dollars américains sur son compte bancaire.

En 2013, le nombre de permis octroyés se monte à 2 039, contre 2 170 en 2012, représentant une baisse de 6 % en un an. Des 2 039 permis délivrés l’an dernier, 1 648 étaient destinés à des professionnels, 210 à des investisseurs, 132 à des retraités et 49 à des ‘Self-Employed’.

Le secteur TIC emploie le plus

73 % des permis d’occupation actifs ont été octroyés à des professionnels, 14 % aux investisseurs, 10 % aux retraités et 3 % aux ‘Self-Employed’. C’est le secteur de la Technologie de l’Information et de la Communication (TIC) qui attire le plus les étrangers, selon les données du BOI. 18 % des permis d’occupation actifs ont été octroyés pour ce secteur. 16 % allant au secteur du ‘Knowledge’ et 12 % pour le secteur financier.

Les expatriés français en force

32 % des permis d’occupation actifs sont détenus par des Français. En deuxième position, nous retrouvons les expatriés indiens, avec 22 %, suivis de 11 % de Sud-Africains.

Transfert de connaissances

Selon Ali Mansoor, l’apport des professionnels étrangers est incommensurable pour l’économie mauricienne. « Les professionnels étrangers hautement qualifiés contribuent au transfert de connaissances rapide avec des gains associés à la productivité, et donc les salaires. Ils apportent le pouvoir d'achat pour permettre la fourniture de services de classe mondiale dans l'éducation et la santé, ce qui rend le pays plus attrayant pour tous ses citoyens et un endroit plus souhaitable pour les étrangers de talent d’y poser leurs valises. Ils contribuent enfin à l'élargissement de l'assiette fiscale, qui permet le financement d'un État-providence généreux », dit-il.

Alors que certains de ces avantages sont intangibles, l'emploi de travailleurs étrangers peut produire une variété d'effets multiplicateurs positifs qui peuvent être plus directement observables, ajoute-t-il. « En 2008, Bill Gates a témoigné que Microsoft a constaté que pour chaque professionnel étranger, il ajoutait en moyenne quatre employés supplémentaires pour les soutenir dans diverses capacités. Des ratios similaires ont été estimés pour les autres pays et, si elle est appliquée à l'île Maurice, cela voudrait dire que quelque 20 000 emplois ont été créés depuis 2006.

Une hausse des étrangers à revenu élevé aurait pu ajouter quelque 30 milliards de roupies à l'économie entre 2007 à 2013, ce qui équivaut à environ 20 à 30 pour cent de la croissance du revenu national enregistrée », souligne l’ancien secrétaire financier.

Si le flux de main-d’œuvre étrangère est similaire à ce que Dubaï, Hong Kong et Singapour ont connu à un stade équivalent, au cours de la prochaine décennie, Maurice devrait être prêt et disposé à accueillir quelque 5 000 à 20 000 étrangers chaque année avec au total entre 100 000 à 200 000 pour la période. « À court terme, un tel afflux pourrait être logé dans les différents projets immobiliers qui ont vu le jour dans la dernière décennie. Cette perspective offre aussi la possibilité à Maurice de relancer le projet Highlands et de construire une ville de classe mondiale », fait remarquer Ali Mansoor.

 

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