Mauritius | Manufacturing & Services

February 22, 2015

Loi de Finances : Ce Que les Opérateurs Attendent du Budget 2015

Tourisme - PME - Secteur manufacturier - Seafood/Pêche – TIC/BPO - Agriculture/Industrie sucrière

Tourisme : Améliorer la connectivité aérienne

Les propositions budgétaires de l'Association des hôteliers et des restaurateurs de l’île Maurice (AHRIM), sont articulées autour de trois grandes lignes d’action : booster la demande et les arrivées touristiques, améliorer la connectivité aérienne en rendant le billet d’avion plus compétitif et renforcer le marketing de la destination.

« Une libéralisation progressive de l’accès aérien à Maurice est indispensable et ne pourra qu’être bénéfique à la destination. Selon des experts, l’avenir de l’aérien comme celui du tourisme sont étroitement liés et Maurice a des ambitions qui justifient une ouverture plus grande de son ciel, notamment vers les ‘hub carriers’ ou ‘sixth freedom carriers’. Si ce genre d’ouverture ne se décide pas, il faudrait revoir les ambitions du pays à la baisse sans doute », fait ressortir Grégory de Clerck, président de l’AHRIM.

L’association met également l’accent sur l’importance d’une révision à la baisse de taxes de voyages. « Il y a beaucoup de taxes de voyage et charges aéroportuaires qui affectent le prix du billet d’avion. Une étude indépendante récente concluait que ces taxes sur le billet pesaient deux fois plus dans le cas de Maurice que pour les Seychelles, par exemple, et cinq fois plus par rapport aux Maldives. Ce qui implique une perte de compé­titivité pour Maurice avant même que le voyageur ne commence à comparer les prix pour ses vacances », décrie Grégory de Clerck.

Autre mesure à prendre : accélérer et augmenter la promotion et la visibilité de Maurice et de ses atouts équitablement dans les dix ‘key feeder markets’ du tou­risme mauricien pour une période durable et à long terme. L’AHRIM recommande également à ce que le gouvernement apporte un « soutien significatif aux opérateurs par des actions visant à les alléger des contraintes de business, leur permettre de réduire leurs coûts d’opération, et les inciter à relancer l’investissement ».

Quant à Jocelyn Kwok, CEO de l’AHRIM, il attire l’attention des autorités sur la situation de l’emploi dans le secteur. « Il y a de moins en moins de création d’emplois malgré une hausse significative de la capacité d’hébergement, mais plus loin encore, il y a des inadéquations évidentes entre la formation dispensée, et donc les compétences disponibles, et les besoins réels de l’industrie. Il y a un travail nouveau qui doit se faire car en plus, le marché du travail connaît des rigidités qui em­pêchent tout gain de productivité au niveau des établissements.

C’est un change­ment radical que nous prônons », soutient-il. Du côté des petits opérateurs touristiques, Ajay Jhurry, président de l’Association des opérateurs touristiques, souhaite une réelle démo­cratisation du secteur. « Il ne faudrait pas que les PME se sentent délaissées. Il faut qu’il y ait rapidement une distribution équitable de la richesse de l’industrie à tous les opérateurs. Le gouvernement devra également créer plus d’opportunités pour les PME du secteur », recommande notre interlocuteur.

PME : Que le gouvernement agisse comme un facilitateur à plusieurs niveaux

Le gouvernement ambitionne de faire de Maurice une nation d’entrepreneurs. Pour Amar Deerpalsing, président de la Fédération des PME, une série de mesures doit être prise pour aller dans cette direction. « Nous avons plus de 300 permis à Maurice. Ce qui complique la tâche de ceux qui se lancent dans l’entrepreneuriat. Il faudra alléger les procédures et réduire le nombre de permis. L’État doit agir comme un facilitateur », recommande-t-il. Les entrepreneurs, poursuit-il, font face à un manque d’espace pour opérer. « Ce qui contraint certains à travailler dans des zones résidentielles. Il faudrait que le gouvernement mette en place en toute urgence des SME Parks ainsi que d’autres espaces dédiés aux PME », préconise-t-il.

Amar Deerpalsing recommande également des mesures d’incitations de la part du gouvernement pour que les entrepreneurs puissent investir dans des outils modernes afin d’augmenter leur gain de productivité. « Ce qui rendrait leurs produits et services plus compétitifs pour faire face à la concurrence internationale », fait-il ressortir. Autre attente : des ajustements au niveau de l’accès aux finances. « Les entrepreneurs doivent offrir des biens immobiliers en garantie pour obtenir un prêt. Il faudrait qu’il y ait plus de flexibilité par rapport aux conditions d’emprunts.

Pourquoi les banques n’acceptent-elles pas des outils de production ou encore des produits en stock en garantie ? », soutient-il. « Les PME s’attendent aussi à une baisse de taux d’intérêt sur les prêts et à ce que la période de remboursement soit allongée. Ce qui allégerait leur fardeau », renchérit un consultant en PME. Il faudrait, poursuit-il, que le gouvernement introduise un ‘tax holiday’ à période définie pour les PME qui démarrent leurs activités. « Une fois que ces PME se sont stabilisées, elles seraient plus en mesure de payer la taxe », explique-t-il.

Notre interlocuteur précise, au passage, que Maurice, de par sa position géographique, ne pourra pas devenir une ‘duty free island’. « Si on veut encourager l’entrepreneuriat, on ne peut pas de l’autre côté enlever les ‘duties’. On voit d’ailleurs que les opérateurs spécialisés dans la confection de bijoux, de chaussures et des meubles font face à des difficultés depuis que le ‘duty’ a été enlevé sur ces produits. Il faut protéger l’industrie locale », avance le consultant. Quant à Rekha Cowlessur, directrice d’Arvani Ltd, elle préconise que le gouvernement privilégie les PME quand il lance des appels d’offres. « Bien souvent ce sont de grosses entreprises qui en bénéficient. Il faudrait ouvrir la porte aux PME », conclut-elle.

Secteur manufacturier : Augmenter la compétitivité à tout prix

Confrontés à la baisse de l’euro, les opérateurs attendent vivement des mesures budgétaires qui leur permettront d’être plus compétitifs. « Les coûts de production des exportations sont affectés par le taux de change et les augmentations salariales. La priorité des priorités est d’améliorer la compétitivité de nos exportations surtout que nous évoluons dans un marché international avec des compétiteurs moins chers que nous.  Nous attendons des mesures en ce sens », avance Lilowtee Raj­mun, porte-parole de la Mauritius Export Association (MEXA).

Si le taux de change reste un facteur déterminant et crucial pour la compétitivité du secteur, poursuit-elle, il ne faut pas s’arrêter qu’au taux de change. « Il faudra venir avec d’autres mesures pour améliorer la compétitivité de l’industrie », recommande-t-elle. Il faudrait, préconise-t-elle, des ‘investment incentives’ pour renouveler les machines et les équipements. « Il faut aussi miser davantage sur la région. Toutefois, l’Afrique reste un marché difficile. Les foires ne sont pas suffisantes. Il faut tripler nos efforts de marketing sur ce marché à fort potentiel.  Nous devons avoir une présence permanente ou constante dans certains pays africains spécifiques », recommande Lilowtee Rajmun.

« Si la dépréciation de la roupie ne semble pas très réaliste, le gouvernement peut revoir les taux d’intérêt pour les industriels pour qu’ils puissent acheter des équipements pour améliorer leur productivité. Il faudrait aussi maintenir l’importation de la main-d’œuvre étrangère et revoir les coûts des intrants comme l’électricité et le gaz industriel dont les prix ont été maintenus malgré la baisse du pétrole », renchérit un opérateur du textile.

Seafood/Pêche : Vers la voie de l’aquaculture

Les opérateurs spécialisés dans la pêche et le seafood se prononcent pour une série de mesures budgétaires pour redynamiser ce secteur à fort potentiel. « Il faudrait que le gouvernement mette davantage l’accent sur l’aquaculture. À notre niveau, nous faisons de l’aquaculture sur terre : culture de red tilapia et de camarons. Nous avons une capacité de production de 300 tonnes par an, mais actuellement nous ne pouvons que produire que 60 à 70 tonnes annuellement.

Nous sommes freinés, toutefois, par le coût exorbitant de la location à bail », avance Darmen Nandee, responsable de H.K.D Nandee Co Ltd. Il recommande au gouvernement de revoir à la baisse le coût du bail et d’encourager les opérateurs à produire d’autres types de fruits de mer. « Ce qui permettrait de réduire les importations et de créer de l’emploi », fait-il ressortir.  « Nous espérons que le gouvernement offrira des facilités aux opérateurs qui souhaitent se lancer dans l’aquaculture notamment la production de crabes ou de camarons », renchérit Bahim Taher Khan, directeur du Groupe Hassen Taher.

Autre attente : « Il faudrait que les pêcheurs et les opérateurs puissent acheter de nouveaux équipements de pêche sans payer de duty. Par ailleurs, il faudrait que le gouvernement intervienne auprès des banques commerciales pour que nous puissions obtenir des prêts à des taux préférentiels. Ce qui permettrait aux opérateurs d’acheter les derniers équipements de pêche et d’investir pour moderniser leur flotte de bateaux », avance Bahim Taher Khan. Les opérateurs souhaitent également l’aide de l’État pour faciliter les procédures et les documentations pour l’exportation des produits vers l’Europe.

TIC-BPO : Réduire le coût de la connectivité

Continuer à investir dans la formation pour créer un bassin de talents, réduire de 40 % le coût de la connectivité d’Internet, faire des affaires avec l’Afrique en mettant l’accent sur les activités à forte valeur ajoutée, développer le Mauritius 2020 Global Business Services roadmap. Ce sont-là quelques-unes des mesures pré-budgétaires que préconise Vidia Mooneegan, Managing Director de Ceridian, pour le Budget 2015.

Il faudrait aussi, soutient-il, repenser une nouvelle stratégie pour l’industrie en vue de le rendre plus résilient. « Il faudrait notamment réduire la dépendance de l’industrie de la zone euro. Il est aussi nécessaire d’améliorer la productivité. Essayer de dévaluer la roupie pour que nous restions compétitifs n’est pas une solution à long terme. Il faudrait aider les entreprises pour qu’elles puissent répondre aux normes et certifications mondiales. Ce qui leur permettrait d'affronter la concurrence mondiale. D’autre part, il faudrait minimiser notre exposition à l’euro », recommande Vidia Mooneegan. Autre attente : « Il faut transformer le secteur en une industrie à forte valeur ajoutée en créant des emplois de haut niveau afin d’augmenter la croissance, réduire le problème de chômage des diplômés et inverser la tendance des fuites des cerveaux », avance Vidia Mooneegan.

Quant à Didier Samfat, CEO de Syynergis, il se prononce pour une meilleure qualité et la vitesse de l’Internet. « Il faudrait que les consommateurs et les entreprises bénéficient d’un Internet de bonne facture. Ce qui n’est pas le cas actuellement. Il faudrait revoir les tarifs à la baisse ou à la rigueur augmenter la vitesse pour le prix actuel. Nous devons aussi rattraper notre retard en termes de qualité d’Internet par rapport à d’autres pays », recommande-t-il. Il s’attend également à ce que le Budget 2015 vienne de l’avant avec une véritable libéralisation. « Mauritius Telecom ne peut être le grossiste et le détaillant. Il faudrait une politique de discrimination positive pour le bien des entreprises et des consommateurs », conclut-il.

Agriculture/Industrie sucrière : Aider les planteurs à travers une série de mesures

«Avec la baisse du prix du sucre et la chute de l’euro, la situation est inquiétante. Il faut en priorité venir avec un ‘top up’ en ce qui concerne les prix des Syndicat des  Sucres. Il faudrait ainsi puiser dans le fonds du Sugar Insurance Board si le prix tombe en dessous de Rs 16 000 », recom­mande Salil Roy, président de la Planters’ Reform Association et membre Alliance of Sugarcane Planters Association, comme mesure pour le Budget 2015. Il faudrait aussi, poursuit-il, revoir le prix de la bagasse à la hausse, baisser les prix des fertilisants, accorder une prime aux planteurs pour leur contribution à l’environnement et exempter les planteurs qui souhaitent donner 25 perches à leur héritier pour la cons­truction d’une maison de la ‘Land conversion tax’.

« Le gouvernement a aussi le devoir moral de distribuer équitablement les richesses de l’industrie de la canne et de ses sous-produits », avance Salil Roy. Kreepalloo Sunghoon, président du Small Farmers Welfare Fund y va également de ses recommandations. « Il faut que le gouvernement maintienne le ‘Forip Scheme’ afin que les planteurs gagnent plus en productivité. Il faudra aussi créer un Land Bank Fund où ceux qui aban­donnent leurs terrains pour diverses raisons peuvent les louer à des entrepreneurs planteurs et des éleveurs », préconise-t-il. 

S’agissant de la production de légumes, Kreepalloo Sunghoon recommande qu’un fonds spécial soit débloqué afin de disséminer de l’information sur la production de légumes aux planteurs de l’île pour éviter des situations de pénurie et de mismatch entre l’offre et la demande. Il faudrait, recommande-t-il également, que le gouvernement vienne de l’avant avec un ‘boost up scheme’ pour aider les planteurs à augmenter leur production. Autre attente : que le gouvernement met en place un Central Wholesale Market. Une mesure qu’ils attendent depuis des années. « Il faudrait aussi rééchelon­ner les emprunts des planteurs car avec les intempéries du début d’année, certains n’ont pas réussi à s’acquitter de leur remboursement », conclut Kreepalloo Sunghoon.

 

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