Mauritius | Politics

April 30, 2015

Emprunts de Gooljaury Auprès de la SBM : Les Mêmes Terrains Offerts en Garantie 12 Fois

Entre juillet 2003 et novembre 2006, l’homme d’affaires Rakesh Gooljaury a contracté 12 prêts au nom de ses compagnies totalisant Rs 36 millions auprès de la State Bank of Mauritius (SBM), selon les relevés hypothécaires. Pour ce faire, il a mis plusieurs biens en gage : des propriétés immobilières et des compagnies. Il a remboursé ses créances fin-octobre 2007.
Archive photo: Rakesh Gooljaury

Archive photo: Rakesh Gooljaury

Il ressort, selon les relevés hypothécaires, que les mêmes terrains ont été offerts en garantie à chaque fois. Cela, avant le remboursement complet des Rs 36 millions. Ainsi, l’homme d’affaires a utilisé, pour chacun de ses 12 emprunts, deux terrains de 651 mètres carrés situés à St-Pierre et un terrain de 296m² situé à Petit Verger. Pour d’autres prêts, Rakesh Gooljaury a mis en gage des appartements situés à Flic-en-Flac. Les deux derniers emprunts contractés sont pour les années 2012 et 2013 au nom d’Arushi Fashion (Rs 40 millions) et Airway Coffee (Rs 90 millions) respectivement.

En ce qu’il s’agit des compagnies, GMK International Ltd a emprunté Rs 4,8 millions auprès de la SBM en juin 2005. Selon ses comptes déposés au Registrar of Compagnies, cette compagnie a posté des profits de Rs 286 409 en 2004, Rs 2,9 millions en 2005 et des pertes de Rs 12 901 en 2006 et Rs 45 929 en 2007. Elle a aussi emprunté Rs 1,5 million en août 2005. Les terrains précités ont encore une fois été offerts en garantie. Ces emprunts ont été remboursés en octobre 2007.

Pour plusieurs prêts contractés à partir de 2006, des « floating charges » ont été inscrites sur Jack INTL Ltd. Trois emprunts sont concernés : Rs 5 millions en septembre 2006, Rs 6 millions en octobre 2006 et Rs 40 millions en décembre 2012. À chaque fois, Jack INTL Ltd faisait partie des compagnies offertes en garanties. Outre des pertes de Rs 556 901 en 2006, cette compagnie a posté des profits de Rs 1 million (2007), Rs 95 417 (2008), Rs 19,2 millions (2009).

Bilan financier des compagnies

Incorporée en 2004, Designer Labels Ltd a emprunté Rs 18 millions auprès de la SBM entre 2005 et 2006. Ses recettes étaient de Rs 45,3 millions (2007), Rs 58,7 millions (2008), Rs 59,1 millions (2009) et Rs 95 millions (2010). D’après ses comptes déposés au Registrar of Companies, elle a encouru des pertes de Rs 16,5 millions en 2009 et Rs 30,6 millions en 2010. Parmi les compagnies offertes en garantie pour le prêt de Rs 40 millions en décembre 2012, figure Designer Labels Ltd. Selon une source de la SBM, les garanties offertes suffisaient selon les normes en vigueur à la banque, notamment les règles prudentielles, pour assurer les emprunts contractés. Nous ne pouvons qu’avoir foi en la parole de la SBM sur cette question.

Emprunts de Gooljaury : Quelles sont les prises de risques des entités publiques ?

Dans un article ayant pour titre « La SBM raye Rs 17 millions de dettes de Gooljaury » publié par Le Défi Quotidien dans sa livraison du 17 avril 2015, le journal a fait mention de « prêts rayés » par cette banque. Or, selon des sources internes de la SBM, les emprunts n’ont pas été rayés, ce sont les « fixed charges » qui l’ont été.

Selon des renseignements obtenus auprès de la SBM, ce sont les « fixed charges » qui ont été enlevés le 30 octobre 2007. Il s’avère que Rakesh Gooljaury s’en est remis à une autre banque pour trouver l’argent nécessaire au remboursement de ses dettes auprès de la SBM. Ainsi, la State Bank a rayé les « fixed charges » imposées au profit de ce nouvel emprunt contracté par l’homme d’affaires pour régler ses créances.

Est-ce que cette autre banque était satisfaite des collatéraux offerts par Rakesh Gooljaury par rapport au montant avancé ? Cette question demeure sans réponse. Entre juillet 2003 et novembre 2006, il a contracté 12 prêts auprès de la SBM au nom de ses compagnies pour un montant total de Rs 36 millions.

Selon nos renseignements, les garanties qu’il a offertes en termes de biens immobiliers et de « floating charges » étaient en conformité aux normes prudentielles mises en place par la SBM. Nous ne pouvons que regretter les torts causés à la SBM qui n’a pas rayé les dettes contrairement à ce qui a été rapporté. Les dettes de Gooljaury ont été transférées vers une autre institution bancaire, la SBM a de ce fait été remboursée. Nous nous en remettons aux informations fournies par la banque.

Notre démarche en publiant cet article était animée par un critère spécifique : celui de l’intérêt public. Nous ne cherchons pas à diffamer ou monter une cabale contre Rakesh Gooljaury. Cependant, l’intérêt public veut que l’on questionne les pratiques des institutions auprès des citoyens afin de précisément s’assurer que les règles démocratiques s’appliquent à tous les citoyens indistinctement. Et le cas de cet homme d’affaires suscite bien des questions.

Le questionnement premier est de savoir si tous les citoyens jouissent des mêmes avantages et privilèges. Nous apprécions le parcours de M. Gooljaury dans les affaires. Cependant, l’intérêt public requiert que l’on questionne les moyens utilisés, si les règles ont été respectées et qu’il n’y a pas eu de favoritisme. D’autant plus que le principal concerné a souvent fait la Une des controverses.

Question d’équité

Le montant des avances faites à Rakesh Gooljaury par des institutions financières à capitaux publics, comme la MPCB par exemple, soulève bien des questions auprès du public et aussi des Petites et moyennes entreprises (PME). Alors que depuis des années les PME se plaignent d’un accès au financement difficile, un de leurs confrères a pu avoir accès à des facilités qui demandent à être expliquées. Évoquant le secret bancaire, ces détails ne sont pas communiqués alors que les entrepreneurs du pays pourraient en faire bon usage pour accélérer la création d’emplois et accroître leurs opérations. Ainsi, l’on pourrait avoir un millier d’hommes d’affaires de la trempe du patron de Fashion Style.

Transaction avec la SICOM

Parmi les questions d’intérêt public auxquelles Le Défi Media Group tente d’apporter des réponses, figure celle concernant les conditions de l’octroi des facilités bancaires. Rakesh Gooljaury a vendu un immeuble à la State Insurance Company of Mauritius (SICOM) sous forme de Vente en état futur d’achèvement (VEFA). L’assureur a dû débourser environ Rs 600 millions pour le bâtiment. L’immeuble abrite aujourd’hui plusieurs institutions de l’État, dont le ministère de la Bonne gouvernance.

Dans un entretien accordé au journal l’express, le 27 janvier 2013, le conseiller d’alors de Fashion Style, Jacques de Navacelle, disait que l’homme d’affaires allait emprunter Rs 550 millions pour la construction de l’immeuble. Si ce chiffre est proche du montant exacte, la question demeure : comment est-ce qu’une telle somme ou toute autre, a pu être avancée à Rakesh Gooljaury alors qu’il avait déjà contracté plusieurs emprunts en son propre nom ou au nom de ses compagnies auprès de la MPCB ? Entre 2007 et 2013, lui et ses proches ont contracté 16 emprunts pour un montant total de Rs 362,5 millions auprès de cette banque.

Autre point soulevé : comment les banques ont pu avancer des fonds alors même qu’une de ses entreprises, nommément Fashion Style Ltd, devait un montant d’un million d’euros (Rs 42 millions) à la Mauritius Duty Free Paradise ? Ce montant a été évoqué par Simo Carevic, le patron des boutiques hors-taxes. Cette dette, en souffrance à la date limite de remboursement, le 31 décembre 2014, représente les montants dûs pour les cinq dernières années, soit de 2010 à 2014.

Malgré cela, une autre de ses compagnies, en l’occurrence Airway Coffee, qu’il gérait en partenariat avec Nandanee Soornack, pouvait emprunter Rs 90 millions auprès de la SBM le 21 mai 2013. Les garanties sont des « floating charges » sur les biens de la femme d’affaires et ceux de Rakesh Gooljaury. L’année précédente, soit le 17 décembre 2012, la société Arushi Fashion empruntait Rs 40 millions toujours auprès de la SBM. Des « floating charges » sont imposées sur Rakesh Gooljaury ainsi que plusieurs compagnies dont Fashion Style. Nous ne pouvons que nous en remettre à la bonne foi de la banque qui indique que les règles ont été respectées.

L’argent public

Le but du Défi Media Group en publiant ces articles n’est pas de porter atteinte à la personne de Rakesh Gooljaury ou aux entités financières précitées, mais de fournir au public des informations d’intérêt national. Lorsque l’affaire BAI a éclaté, on s’est vite mis en quatre pour justifier les actions prises dans l’intérêt des détenteurs de polices d’assurance, des déposants de la banque Bramer ou des fonds publics. Les mêmes questions s’imposent en ce qu’il s’agit du patron de Fashion Style, tout en acceptant que ces deux cas sont bien évidemment différents.

La SICOM est financée par les assurés dont une majorité de fonctionnaires. La SBM est cotée en bourse et non seulement, elle a un actionnariat élargi composé de petits porteurs entre autres, mais l’État en est aussi le plus gros actionnaire. La MPCB est une banque à capitaux publics et la MDFP est une entité appartenant à l’État.

Les pratiques et prises de risques des entités à capitaux publics, surtout dans les cas où il y a des soupçons de proximité politique, doivent être questionnées justement dans l’intérêt public. Car les actionnaires, les contribuables et les clients ont tous le droit de savoir ce qui est fait avec leur argent. Toute démocratie qui se respecte fonctionne par le biais de l’accès à l’information et la dissémination d’informations d’intérêt public.

Mauritius Duty Free Paradise : Et la dette de Rs 40 millions de Gooljaury ?

L’homme d’affaires Rakesh Gooljaury doit une somme d’environ 1 million d’euros (Rs 40 millions) à la Mauritius Duty Free Paradise (MDFP), compagnie d’État propriétaire des boutiques hors-taxes. Ce montant est dû pour des articles invendus retournés à Fashion Style Ltd au cours des cinq dernières années. Alors que cette somme devait être remboursée au plus tard le 31 décembre 2014, Fashion Style avait demandé un rééchelonnement de sa dette jusqu’au 31 juillet 2015. Au niveau de la MDFP, l’on ne confirme pas s’il y a eu remboursement à ce stade. Selon nos renseignements, à mi-mars, la somme restait impayée.

« Je n’ai pas encore eu l’occasion de me pencher sur ce dossier. Pour le moment, la priorité est d’approvisionner le magasin et trouver une solution au dossier du CEO Simo Carevic et de Dufry AG qui y est étroitement lié », avance Reshad Daureeawoo, le président du conseil d’administration de la MDFP. La société suisse Dufry AG, principal fournisseur des boutiques hors-taxes, gère aussi la MDFP avec Simo Carevic comme Chief Executive Officer. Justement, le CEO, en compagnie de Michel Galet, Deputy Chief Operating Officer de Dufry AG, avait juré un affidavit le 26 février dernier débouchant sur l’affaire VVIP. Dans son affidavit, Simo Carevic avait indiqué que Rakesh Gooljaury devait une somme d’un million d’euros à la MDFP.

« Fixed Charge » et « Floating Charge » : Le tout expliqué

Toutes banques offrant un prêt à un client imposent une « fixed charge » ou une « floating charge » en termes de garantie. « La banque peut aussi imposer ces deux charges concurremment », explique l’avoué Tassarajen Pillay Chedumbrum. La « fixed charge » est une garantie imposée sur des biens présents du client. Notamment sous forme de biens immobiliers. La « floating charge » est une garantie sur les biens présents et futurs. « Ainsi, si le client ne parvient pas à rembourser cet emprunt, la banque a le droit de saisir les autres biens qu’il a acquis après pour ensuite procéder à leur vente », souligne l’avoué. Une fois que le client a remboursé son prêt, la banque peut « erase » les « floating charges » et « fixed charges » sur les biens de l’emprunteur.

 

 

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