Mauritius | Hi-Tech

September 14, 2015

Emploi : La Pointeuse Biométrique de la Discorde

La grogne s’est installée parmi de nombreux employés tant des secteurs privé que public. Ils s’élèvent contre l’utilisation de la pointeuse biométrique ainsi que celle des caméras de surveillance. Plus que ceux des Etats-Unis ou de l’Angleterre, ils ont l'impression d'être constamment sous surveillance.
Illustration

Illustration

Faut-il enregistrer sa présence au travail par le biais d’une empreinte digitale ? Cette question taraude bon nombre d'employés qui ne l'ont pas encore fait. Les autres, en raison d’une mauvaise connaissance des lois ou simplement sous la «pression» de leur employeur, se sont pliés à contrecœur, à cette exigence. Cependant, la donne a changé depuis. Avec les différentes affaires autour de la carte d'identité biométrique et les récents jugements rendus par la Cour Suprême (voir hors-texte), nombreux sont ceux qui montent au créneau pour exprimer leur désapprobation quant à l'utilisation de cet appareil. Ils contestent aussi l'utilisation de caméras de surveillance durant les heures de travail.

Risque pour la santé

Jacques, employé d’une compagnie, ne cache pas son agacement depuis que la pointeuse biométrique a été installée sur les lieux de l'entreprise où il travaille. Il explique que malgré leur désaccord, les employés ont été contraints de rentrer dans les rangs. Il balaie d'un revers de la main les arguments avancés par la direction selon lesquels qu’elle veut surtout assurer une meilleure sécurité. « Il y a d'autres moyens pour cela », lance-t-il. Il fustige aussi l'utilisation de caméras de surveillance pointées directement sur l'appareil en question et d'autres endroits de l'entreprise. Selon lui, tous les employés se sentent doublement épiés.

En l'absence d'informations précises à propos des pointeuses biométriques, les rumeurs les plus folles circulent autour de ces appareils. Comme Jacques, certains se demandent, si le rayon lumineux de la pointeuse biométrique ne risque pas de leur causer des problèmes de santé à la longue. C'est le cas de Dick qui regrette aujourd'hui sa connaissance limitée des lois. Comme la plupart des employés de l'entreprise où il travaille, il s'est laissé convaincre par les arguments de la direction. Celle-ci a dit que l’appareil faciliterait le travail administratif et qu'à travers ce nouveau système, elle obtiendrait des données bien précises. «Même si cela n'avait pas force de loi nous l'avons accepté sans broncher », reconnaît-il. Désormais, il craint pour sa santé. «On ne sait pas si cela est ‘safe’ ou pas avec les rayons infrarouges », dit-il encore.

Lutte difficile

D'autres éprouvent une certaine hantise quant à l'utilisation que des personnes malintentionnées pourraient faire de leurs empreintes si elles arrivent à pirater le système informatique de l'entreprise. Leur appréhension a été renforcée par le jugement de la Cour obligeant l'État à effacer toutes les empreintes biométriques collectées pour la carte d'identité nationale. Pour eux, si l'État a été contraint de ne plus stocker les empreintes biométriques, comment se fait-il que les employeurs peuvent se le permettre?

Josiane nous explique que le département des ressources humaines de sa compagnie a été informé des points de désaccord des employés à ce propos. Mais jusqu'à présent, aucune décision n'a été prise. Elle déplore le fait que les employés ont été mis devant les faits accomplis et que du jour au lendemain, on est passé du système ‘clock card’ à celui de pointeuse biométrique. «J'ai suivi le procès ayant trait à la carte d'identité biométrique. Je considère que mon empreinte est ma propriété. Je ne suis pas d'accord que la direction nous oblige d’enregistrer notre présence à travers une empreinte, » s'insurge-t-elle. Déléguée des employés, elle ne compte pas rester les bras croisés tout comme Judex qui doute des garanties données par son employeur quant à la fiabilité de leur système informatique qui serait à toute épreuve.

Depuis le jugement rendu en faveur d’Amanda Jane Jones, Samir et Judex sont convaincus qu'ils peuvent eux aussi inciter leur entreprise à faire marche arrière concernant la pointeuse biométrique. Samir affirme ne pas l'utiliser depuis le début de cette affaire et inscrit sa présence dans le registre de présences. « Cela fait plusieurs mois déjà que je n'ai pas mis mon doigt dans la pointeuse biométrique et jusqu'à présent la direction ne m'a pas encore appelé. Si elle le fait, je saurais quoi dire », explique-t-il. Mais contraindre la direction de leur entreprise à revoir sa position ne serait pas chose facile, reconnaît Judex.

Manque de solidarité

Ils avouent qu’au sein de leurs entreprises respectives, il y a certains qui sont en faveur du système mais d'autres non. Par manque de solidarité entre employés, la bataille ne sera pas facile. D'où le fait qu'ils ont approché la Confédération des employés du secteur privé (CTSP) pour les épauler. « En tant que simple employé il est difficile pour nous de lever la tête pour contester les mesures prises par la direction. Nous ne sommes pas d'accord avec l'utilisation de ces appareils. Si nous nous exprimons haut et fort, nous risquons d'avoir des problèmes », explique encore Judex.
Nos différents interlocuteurs disent mener combat contre l'utilisation de cameras de surveillance durant les heures de travail dans les bureaux. Ils ne comprennent pas pourquoi ces appareils sont installés partout et même dans les cantines des entreprises. À travers leur syndicat, ils veulent savoir selon quels critères ces caméras peuvent être utilisées.

Ce que dit la loi

Selon la section 24 (1) Processing of personal data de The Data Protection Act 2004, les empreintes d'une personne ne peuvent être collectées qu'avec son consentement : No personal data shall be processed, unless the data controller has obtained the express consent of the data subject. Le ‘data controller’ est «a person who, either alone or jointly with any other person, makes a decision with regard to the purposes for which and in the manner in which any personal data are, or are to be processed.»

Pradeep Dursun, Ag. Director, MEF : « Les empreintes ne peuvent être reconstituées »

Pradeep Dursun, de la ‘Mauritius Employers’ Federation’(MEF), a tenu à être rassurant concernant la pointeuse biométrique. Selon lui, l'appareil ne fait pas un scanning entier de l'empreinte d'une personne. Seuls quelques points sont sauvegardés. «Il ne faut pas faire d'amalgame,» estime-t-il. Il affirme également que dans toutes les entreprises où ces appareils ont été installés, les empreintes ont été collectées avec le consentement des employés et dans la plupart des cas, ils ont été installés bien avant les contestations qui ont lieu en ce moment et toute la polémique autour du sujet.

Le directeur par intérim de la MEF souligne également que la pointeuse biométrique n'a qu'un seul objectif : faciliter les tâches administratives comme l’enregistrement des heures d'arrivée et de départ des employés. Mais il n'y a pas que cela. «Les appareils n'ont pas été installés seulement parce qu'il fallait faciliter le travail administratif. Avec le système de registre de présences comme mesure de contrôle, il y avait certaines contraintes, mais la pointeuse biométrique aide au paiement des salaires et à mieux calculer le nombre de jours de congés », précise-t-il.

Pradeep Dursun soutient également que les entreprises qui ont introduit ces appareils ont mis en place un système de communication. De mesures de sauvegarde ont été prises également pour la conservation des données. Il est d'avis que si toutes les informations recueillies sont utilisées d'après le cadre établi il n'y aura pas de problème. Il insiste sur le fait que l'empreinte recueillie par la pointeuse biométrique ne peut en aucun cas être reconstituée. Il n'a pas voulu nous en dire davantage car il y a un cas en appel à la Cour suprême. En outre, la MEF est dans l'attente d’un ‘ruling’ de cette Cour pour prendre les décisions qui s'imposent.

« Aucune crainte à avoir »

Un technicien en informatique, qui a tenu à garder l'anonymat, soutient que les pointeuses biométriques sont sans danger. Ces rayons sont aussi faibles que ceux des appareils utilisés par les employés qui travaillent à la caisse des supermarchés ou ailleurs. «La lumière qu'émet l'appareil n'est pas assez puissante pour causer un tort à la santé.», dit-il. Il affirme également que pour une plus grande sécurité, les données enregistrées par l'appareil doivent être cryptées. «Si les informations sont bien sécurisées, il n'y a aucun risque que ces données soient piratées. Mais si cela devait arriver malgré tout, une empreinte ne peut être reconstituée pour être utilisée ailleurs. La machine va détecter tout de suite qu'il y a un problème », rassure-t-il.

Notre interlocuteur reconnaît cependant que le citoyen lambda a l'impression qu'il est sous surveillance. Il pense que son intimité est mise à l'épreuve et plaide donc en faveur de la liberté individuelle. Il relativise en disant que ces appareils sont très utiles concernant le travail administratif pour vérifier la présence et le paiement des salaires etc. «Le problème qu'il y avait avec le ‘clock system’ ou la carte magnétique, c'est la possibilité d’une usurpation d'identité. Avec la pointeuse biométrique, la personne doit vraiment être sur place pour que sa présence soit enregistrée », insiste-t-il.

Le cas d'Amanda Jane Jones

Le verdict rendu par l'Information and Communication Technologies Appeal Tribunal (ICTAT) le 5 d'août dernier a donné espoir à bon nombre d'employés tant dans le secteur public que dans le privé. En donnant raison à feue Amanda Jane Jones, qui avait refusé d’utiliser son empreinte digitale pour enregistrer sa présence, cet organisme a ouvert la porte à d'autres contestations en accord avec les dispositions de la Data Protection Act. Licenciée prétendument pour insubordination, Amanda Jane Jones avait logé une plainte à cet effet au bureau pour la protection des données (Data Protection Office). Son employeur l'avait renvoyée parce qu'elle avait écrit une lettre pour dire qu'elle ne voulait pas donner ses empreintes pour enregistrer sa présence.

Par ailleurs, depuis le 24 août dernier, le gouvernement a fait procéder à la destruction de plus de 900 000 données biométriques collectées pour les besoins de la carte d'identité nationale. Cela, suite au verdict de la Cour Suprême le 29 mai dernier eu égard aux plaintes logées par le travailleur social, le Dr Maharajah Madhewoo et le leader du MSM Pravind Jugnauth. Il a été établi que «la rétention des données biométriques pour une durée indéterminée est anticonstitutionnelle» selon les juges Eddy Balancy, Ah Foon Chui Yew Cheong et Ashraf Caunhye.

Les syndicats montent au créneau

Même s'ils semblent silencieux, des centrales syndicales sont montées au créneau pour dénoncer l'utilisation de la pointeuse biométrique et des caméras de surveillance pendant les heures de travail. Parmi, la Fédération des syndicats du secteur public (FSSP), la Confédération des employés du secteur privé (CTSP). Ils font état du fait qu’ils sont nombreux ces employés tant du secteur public que celui du privé qui donnent leurs empreintes sans une bonne connaissance des provisions de la ‘Data Protection Act’. Ceux qui ne le souhaitent pas sont, pour leur part, intimidés par leurs supérieurs. Ce qui constitue une offense sous cette loi.

Rashid Imrith déplore le fait que le ministère de la Fonction publique n'ait pris aucune mesure pour faire enlever les appareils biométriques. Ce qui, selon lui, a créé une situation malsaine parmi les employés de la Fonction publique. En ce faisant, la Fonction publique est en train de défier le jugement de la Cour qui a donné gain de cause à une ancienne employée d’un établissement scolaire qui a  été licenciée parce qu'elle avait refusé de laisser son empreinte  à travers la pointeuse biométrique. Devant les tergiversations du ministère, une correspondance a été envoyée au Bureau du Premier ministre afin que le problème soit résolu au plus vite. Pour Rashid Imrith, avec le jugement rendu par la Cour Suprême, le gouvernement ne peut obliger les employés de la Fonction publique  à enregistrer leur présence à travers leurs empreintes. Ce serait une violation du jugement, explique le président de ce syndicat.

ane Raggoo de la  CTSP réclame de son coté que les pointeuses biométriques soient tout simplement enlevées dans les plus brefs délais. Une pétition circule en ce moment à cet effet. «Même si les employeurs disent que c'est pour simplifier le travail administratif, nous estimons que l’empreinte d'une personne est sa propriété privée. Un employeur ne peut obliger un employé à  laisser ses empreintes », estime-t-elle. Elle a eu vent que des pressions sont exercées sur les employés afin qu'ils se soumettent à cet exercice. Une lettre a été envoyée au ministère du Travail dans ce sens et une décision est attendue. La pétition que fait circuler la CTSP lui sera aussi remise.

 

Tags Cloud

20102011accaaccidentaccidentsADSUadvertisingafghanistanAfrAsiaafricaagalegaagreementagricultureagroAIairair asiaair australAir Franceair madagascarair mauritiusairasiaAirlinesairportairway coffeeAlbionalgeriaalibabaalteoAlvaro SobrinhoamazonAmeenah Gurib-FakimAMLandroidApollo BramwellappappleappointmentsappsaquaculturearrestasiaATOauditaudit reportaustraliaaustriaaviationawardawardsAxcel ChenneyBABagatelleBagatelle DamBAIBangladeshbankBank OnebankingbanksbarclaysbeachbeachesBeau Bassin-Rose HillbeautybeerBelgiumBelle-MareBelle-RiveBet365betamaxbettingBharat Telecombig databitcoinblue economyBlue-BayBOIboko haramBollywoodBOMbombingbookbookmakerbossBotswanabpmlBPOBramer BankbrazilbrexitBritish AirwaysbudgetbuildingbusesBusinessbusiness trendsCabinetcall centresCanadacanecareercareer tipscargocarnivalcasinoCCIDCCMCCTVCEBcelebretiescelebritiescementChagoscharityCharlie HebdoCHCchilechinachromeCIELcigarettescinemaclashesCMTcomorosconcertconferenceCongoconstitutional amendmentconstructioncontestcontestscontractcooperationcorruptioncounterfeitcoupCourtCourtsCPBCPEcreativitycreditscrisiscruise shipsCSOCT PowerCultureCurepipecustomercustomerscustomsCVCWAcyclingcyclonedamDawood RawatdayDBMdeficitdenguedeportationdevelopmentDiego GarciadivalidoctorsdodoDomaine les PaillesDonald TrumpDPPdrug traffickingdrugsDTAADubaiDuty Freee-commercee-servicesearthquakeebeneebolaecoecologyeconomiceconomicseconomyEducationeducation abroadeducation reformEEZEgyptEIILMelectionselectoral reformelectricityelon muskembassyEmiratesemirates airlinesEmtelenergyENLentrepreneurshipEOCEUEuroEuropeeventeventsexamexaminationexamsexpoexportfacebookfairFalcqfarmersfarmingfashionfast foodfbiFDIfeefeesferryfestivalFievre AphteuseFIFAFIFA World CupFilm Rebate SchemefilmingfilmsfinancefinancesfinancingFirefishfishingFIUFlacqFlic-en-FlacFloodsflourfoodFootballforecastforeign workersForumFrancefraudfruitfruitsFSCFTAfuelfunnyGAARgabongadgetsgalaxygalaxy notegamblinggame of thronesgamesgasgazaGDPGermanyghanaGlobal BusinessgolfGoodlandsgoogleGorah Issac casegovernmentGRAGrand Baygrand-baiegreecegreengreen energygrippeGTUH1N1hackershajjhamashappinessHawaiihawkershealthhealthcareHeritage Cityhi-techhighlandshistoryHolcimholidaysHong Konghorse racingHospitalhotelhotel businesshotelshowhow toHRHRDCHSBCHSCHSC ProhtchungaryhuntingHusein Abdool RahimIBAIBLICACICTICTAID cardiframacillegal fishingillegal migrationillegal workersIMFimportindiaIndian OceanIndian Ocean Island GamesIndonesiainflationinfluenzaInfographicsinfrastructureinnovationinnovationsinsuranceinterest rateinternetinterpolInterviewinterview tipsinvestinginvestmentinvestmentsIOCIORECiosiPadiphoneIPOiraniraqirelandIRSISISislamicisraelITItalyjapanJellyfishJewelleryJin FeijobjobsjockeyjournalismJulian AssangeKailash TrilochunKenyakitesurfingKPMGkreolla buttelabourLafargelandlandslidelawlawslayoffsLe MorneleadershipleakLepeplexpressliberiaLibyalifeloanloanslocal governmentlogisticslotteryLottotechLRTLufthansalycheeMadagascarmalariamalaysiamalaysia airlinesMaldivesMalimallmanagementmanagement tipsmanufacturingmarketmarketingmarketsMauBankMauritiansmauritiusMBCMCBMCCIMDFPMeatmeccamediaMedical CouncilMedical tourismmedicamentsmedicineMedineMedPointmeetingMEFMegh PillayMESMetro ExpressMEXAmexicoMFAMGIMHCmichaela harte caseMicrosoftMIDMidlandsMIEmigrationmigration crisisminimum salaryminimum wagemiss mauritiusmistakesMITDmlMMMmobilemobile phonesMokamoneymoney launderingmonkeyMont-ChoisyMoody’sMoroccomotivationmoviesMozambiqueMPAMPCMPCBMPLMQAMRAMSBMSCMSMMTMTCMTPAMusicMV BenitaNad SivaramenNaïadeNamibiaNandanee SoornackNarendra ModinasanatureNavin RamgoolamNavind KistnahNCBNCGNDUNECnefNegative Income TaxNelson MandelaNeotownNepalnetherlandsnetworkingNew Mauritius Hotelsnew zealandNGONHDCNICNICHLNigerianight clubsNitin Chinien caseNobel Prizenokianorth koreaNRBNTANTCNWCCoceanocean economyofofficialsoffshoreoilOlympic GamesOmega ArkOmnicaneoniononlineopinionOppositionorangeoscaroscar pistoriusOUMoutsourcingPakistanpalestinePamplemoussesPanama Paperspandit sungkurparliamentPaul BérengerpensionpensionspeoplePhilippinesPhoenix Beveragesphonespicture of the daypillspiracyplagueplanPlanet Earth InstitutePMPMOpmsdPNQpokerpolicepoliticspollutionPonzi SchemeportPort LouisPort-LouispostPovertyPRPravind JugnauthPRBpresentationpresentation tipspresidentpricepricesprisonproblemprofitprojectprojectsprostitutionprotestspsacPSCpsychologyPTRpublic servicepwcQatarquatre-bornesquotesrainsRajindraparsad SeechurnRakesh GooljauryransomwareratesratingratingsRavi Yerrigadooreal estaterecallsreformreformsrefugeesreligionrepo ratereportRESRésidence Barklyrestaurantrestaurantsresultresultsresumeresume tipsretailReunionrevenuericeRiche-TerreriseRiviere-du-RempartRiviere-Noireroadsroche-boisRoches-Noires caseRodriguesRogersRose-HillrosewoodRoshi BhadainRum and SugarRundheersing BheenickrupeeRussiaRwandasafetySAJsalariessalarysalesalessales tipssamsungsanctionssaudi arabiaSBIsbmSCscamscandalSCBGscholarshipscholarshipsSchoolschoolsscienceseasecuritySEMSEMDEXSenegalSeychellesShakeel MohamedShanghaisharksshootingshoppingshopping fiestashopping mallshopping mallsshowShowkutally SoodhunSICsicomSierra LeonesingaporeSITskillssmall businesssmart citysmartphonesSMeSMEDAsmmsnapchatSobrinho casesocialsocial mediasocial networks & messengerssoftwaresolar energySomaliasonysouthsouth africaSouth China Seasouth koreasouth sudanspainsponsorshipsportSportsSquatterssri lankaSSRStar KnitwearstartupsstatisticsstatsSTCstockstock marketstocksstrategystreet vendorsStressstrikestudystudy abroadstylesuccesssuccess storysugarsugar canesummitSun ResortsSun Tan caseSunkai caseSunnystarssurveySwanSwedenSwitzerlandsyriaTAtabletsTaiwanTanzaniataxtax fraudtax heaventaxesTbillsteaTeachersteamTECtechnologytelecomtendersterrorismtertiarytextilethailandthethefttimetime managementtipstototaltourismtoystradetrade feetradingtrainingstransporttraveltrendsTrioletTripAdvisorTrou-aux-BichestsunamitunaTunisiaTurfTurkeyturkish airlinesTVtwittertyphoonUdMUgandaukukraineununemploymentunionsuniverseuniversityuomUSUTMvacanciesVacoasVacoas Popular Multipurpose Cooperative SocietyVacoas-PhoenixVanilla Islandsvarma caseVATVeekram BhunjunvegetablesVerizonvideoVideo of the Dayvirtual realityvisaVishnu Lutchmeenaraidoovisitvivo energyvolcanowasteWaterWaterparkWeatherwest africawhatsappWhitedot Casewi-fiwikileakswindowsWMAwomenworkworkersWorkshopWorldWorld Bankwriting tipsWTOXavier-Luc DuvalyahooYasin DenmamodeyemenYEPYerrigadoogateyoutubeZambiazimbabwe
Mauritius
© 2010-2017 mega.mu