Mauritius | Politics

December 14, 2015

Devant la Cour d’Appel De Bologne, Nandanee Soornack: «Ma Fille Est le Seul Enfant de l’ex-PM»

Nandanee Soornack veut mettre toutes les chances de son côté pour contester la demande des autorités mauriciennes visant à la déporter de Parme.
Archive Photo: Nandanee Soornack

Archive Photo: Nandanee Soornack

Elle déclare qu’elle a été la maîtresse de Navin Ramgoolam et que sa benjamine est le fruit de cette liaison. Elle dit craindre des « persécutions » contre cet enfant et elle-même si jamais elles devaient rentrer au pays.

La vérité finit toujours par éclater… Nandanee Soornack a trouvé un argument choc pour contester son extradition d’Italie où elle a trouvé refuge au lendemain des élections législatives du 10 décembre 2014. Elle a finalement révélé à la Cour d’appel de Bologne qu’elle a été la maîtresse de l’ex-Premier ministre Navin Ramgoolam, que sa benjamine n’est nulle autre que le fruit de leur amour. Elle dit craindre des « persécutions » de la part du pouvoir en place contre cet enfant et elle-même si jamais elles remettaient les pieds à Maurice.

Arrêtée à Parme le 16 avril dernier à la demande des autorités mauriciennes, la patronne d’Airway Coffee ne fait pas dans la dentelle pour contrecarrer la démarche du Central Criminal Investigation Department (CCID) visant à l’entendre pour trafic d’influence et blanchiment d’argent. Dans une copie d’un procès-verbal de la Cour d’appel de Bologne  transmise aux autorités mauriciennes la semaine dernière, Nandanee Soornack souligne qu’elle a « surtout peur » pour sa fille de six ans, étant donné qu’elle est « le seul enfant de l’ex-Premier ministre » et « l’unique descendante de la dynastie… » des Ramgoolam.

S’expliquant devant cette instance, en juin dernier, à travers son homme de loi, la femme d’affaires s’est présentée comme étant une « activiste des droits de l’homme » active au sein du Parti travailliste (PTr). Elle affirme que les accusations portées contre elle ne sont ni plus ni moins qu’une vendetta « politique ». Le but avoué de la manœuvre, selon elle, est d’atteindre un Navin Ramgoolam « tombé en disgrâce » car elle est non seulement sa « maîtresse », mais aussi « la mère de son enfant ».

Elle se pose ainsi la question de savoir si les « intérêts » de sa fille seront préservés lorsqu’elle sera remise entre les mains des autorités mauriciennes. Elle n’hésite pas non plus de citer allégrement un rapport du Département d’Etat américain datant de 2012 et un jugement de la Cour européenne des Droits humains d’il y a deux ans quant aux lourdes peines de prison  « imposées » à Maurice.

Si le cas de Nandanee Soornack a été entendu devant la Cour d’appel de Bologne, c’est parce le CCID veut l’arrêter pour corruption et qu’un tel délit est passible de 10 ans de travaux forcés sous le Code pénal Italien. Cette instance doit donc établir si la peine qu’elle encourt à Maurice est la même que celle prévue en Italie et si sa mise en détention va garantir le respect de sa dignité. En clair : cette instance veut s’assurer qu’elle ne sera pas soumise à des traitements dégradants en violation avec l’article 3 de la Convention européenne des Droits humains.

Le chef juge de la Cour d’appel de Bologne a ainsi ordonné, le 27 octobre dernier, que l’appel de la quadra­gé­naire soit appelé de nou­veau le 26 jan­vier prochain, dans l’attente que l’Attorney General’s Office de Maurice lui apporte des éclaircissements sur certains aspects liés à l’éventuelle détention de la suspecte à Maurice. Il veut aussi établir si le traité d’extradition signé entre la Grande-Bretagne et l’Italie en 1873, à l’époque où Maurice était une colonie britannique et qui est connue comme le traité de Rome, est toujours en vigueur.

Dans l’intervalle, l’Attorney General’s Office a déjà signalé à la Cour d’appel de Bologne que l’article 6 de la Constitution mauricienne a été « emprunté » à la Convention européenne des Droits humains. Et que, de ce fait, aucun condamné n’est désormais passible de travaux forcés. Ni de torture. Ou d’autres traitements dégradants. Il est aussi mentionné que les deux délits pour lesquels l’extradition de Nandanee Soornack est réclamée ne sont aucunement passibles de peine de mort, laquelle a été suspendue depuis des lustres.

Quand Soornack était qualifiée « d’erreur » de parcours

Le mardi 12 mai dernier, Navin Ramgoolam n’est pas passé par quatre chemins pour dire que sa relation avec Nandanee Soornack a été une « erreur » de parcours. Réunissant la presse au Square Guy Rozemont, à Port-Louis, aux cotés de l’état-major rouge, il a aussi affirmé que son épouse lui a déjà « pardonné ». Tout en disant regretter son amitié avec Iqbal Mallam Hasham, lequel avait déclaré publiquement que sa chute aux dernières élections est imputable à la femme d’affaires, et à Rajesh Gooljaury qui s’est réconcilié avec ses anciens amis du MSM. L’ancien chef du gouvernement expliquait aussi que les délits pour lesquels il a été arrêté équivalent à une « vendetta politique »

Ce que le CCID reproche à la femme d’affaires

L’ancienne habitante de Carreau Laliane, à Vacoas, est soupçonnée d’avoir bénéficié d’un « tax rebate » de Rs 500 000 sur l’achat de la propriété de la famille Maingard de la Ville ès-Offrans à Floréal à cause de sa proximité avec l’ancien chef du gouvernement. Ce, après que le domaine ait été sous évalué. Pour ce délit, elle est passible de poursuites pour trafic d’influence, en infraction avec l’article 10(4) de la Prevention of Corruption Act.

Elle est aussi accusée de blanchiment d’argent relativement à l’affaire Dufry, le fournisseur des boutiques hors taxes aux aéroports de Plaisance et de Plaine-Corail en violation de la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act. Le groupe suisse avait été choisi en remplacement de l’Allemand Heinemann et ses intermédiaires locaux ne sont autres que Rakesh Gooljaury et Nandanee Soornack.

La première mention de leur implication dans ce dossier avait été faite par Pravind Jugnauth en juin 2011 lorsqu’il avait été botté hors de l’alliance gouvernementale PTr-MSM-PMSD peu après l’arrestation de Maya Hanoomanjee dans l’affaire MedPoint. Ce n’est qu’en début d’année que les autorités compétentes ont appris que des commissions ont été versées au tandem Gooljaury-Soornack à travers Frydu, une société spécialement créée en Suisse pour être hors de portée de la Mauritius Revenue Authority.

Nandanee Soornack devra donc s’expliquer sur un chèque de 300 000 euros, soit l’équivalent de Rs 12 millions, qui lui a été remis à travers la Mauritius Post and Cooperative Bank. Laquelle somme avait été versée par Dufry à Frudy en Suisse.

Grandeur et décadence d’une ancienne activiste

Née le 17 août 1969, Nandanee Soornack a connu une ascension fulgurante dans le monde des affaires grâce à sa proximité avec Navin Ramgoolam. C’est au début des années 2000, alors qu’il est leader de l’opposition, qu’ils feront connaissance à travers Suren Dayal. Elle est une activiste du PTr et elle est mariée à Sanjive Oogarah, receveur d’autobus de la Corporation nationale de transport. Du jour au lendemain, alors qu’elle commercialise des cotomili et des choux-fleurs, elle réussit l’exploit de faire construire un étage à leur maison à Carreau Lalianne par le groupe Gamma, proche de Navin Ramgoolam.

Quand elle décide d’abandonner son époux en emmenant ses deux enfants avec elle, l’équipe de feu le surintendant Hurrydeo Raddhoa fait plusieurs descentes chez Sanjive Oogarah et il est même jeté en cellule. Dans un affidavit qu’il jurera pour réclamer le divorce, il détaille les misères qui lui ont été faites lorsque Navin Ramgoolam a repris le pouvoir en juillet 2005. Et explique comment sa femme vouait une admiration sans bornes au leader rouge, jusqu’à placer un portrait de Navin Ramgoolam dans son salon pour une prière quotidienne…

La proximité de la dame avec Navin Ramgoolam devient bien vite un secret de Polichinelle au sein des différentes rédactions. Elle éclatera au grand jour  lorsqu’elle portera plainte le jour du dépouillement des bulletins pour les élections municipales de décembre 2012 contre Yogida Sawmynaden. Nandanee Soornack reprochait à celui qui agissait comme agent du MSM au centre de dépouillement du collège Dr Maurice Curé, de l’avoir photographiée avec son téléphone portable sans son autorisation. Le photographe d’occasion est arrêté, sa maison perqui­sitionnée et il est traduit en justice. Une charge concernant un délit sous l’ICTA est logée à son encontre devant le tribunal de Curepipe. L’accusation fut par la suite rayée.

Cependant la fameuse  réplique de Nandanee Soornack « ou kone ki sanla mwa » devient bien une phrase culte. Cette sortie déclenche la curiosité populaire qui devait ensuite servir de munitions aux adversaires politiques de Navin Ramgoolam.

Pêle-mêle, la presse révélera qu’elle était traitée comme une First Lady à l’aéroport ainsi que sur les vols d’Air Mauritius et que le CCID avait même assuré une surveillance auprès d’un de ses magasins au complexe commercial Jumbo, à Phoenix.

Sa bonne fortune s’étalera aussi dans la presse. Outre l’acquisition du domaine des Maingard de la Ville ès-Offrans à Floréal pour Rs 30 millions, elle posera ses valises non loin, dans le même complexe d’appartements, le Diplomat Garden. Après s’être séparée de son époux, c’est à partir de là qu’elle a commencé à bâtir son empire. En débutant par un contrat pour gérer une boutique à l’hôtel Grand Mauritian du groupe Starwood Hotels and Resorts.

Et les ennuis recommencent pour Ramgoolam

Navin Ramgoolam n’est pas encore sorti de l’auberge… Au vu des révélations de Nandanee Soornack en Italie, de nouvelles enquêtes pourraient être ouvertes contre le leader du PTr sous la Prevention of Corruption Act. Il pourrait être entendu pour trafic d’influence en vue de favoriser la mère de son enfant, celle-ci ayant bénéficié de juteux contrats à la nouvelle aérogare de Plaisance, alors sous tutelle du Bureau du Premier ministre, sans aucun exercice d’appel d’offres.

A l’époque, beaucoup de bruits avaient couru concernant l’enfant né des amours entre Nandanee Soornack et Navin Ramgoolam. La Commission anticorruption en a eu vent mais en l’absence de « preuves » tangibles, elle ne pouvait agir. Ni non plus contre le fait que l’ancienne habitante de Carreau Lalianne soit la maîtresse du chef du gouvernement car les gratifications « sexuelles » ne sont pas inclues dans la PoCA.

Pravind Jugnauth a été le premier à évoquer l’existence de cet enfant dans une déposition au CCID lorsqu’il a été arrêté en janvier 2013 relativement à l’enquête sur l’affaire MITD. Nandanee Soornack avait alors saisi la Cour suprême un samedi matin pour obtenir un « gagging order » contre les groupes de presse Le Mauricien et La Sentinelle. L’idée étant de leur interdire de mentionner cette partie de la déposition du leader du Mouvement socialiste militant (MSM), invoquant la protection de sa vie privée.

Une polémique avait alors éclaté autour du contrat de restauration alloué sans appel d’offres à Nandanee Soornack à la nouvelle aérogare de Plaisance dont la construction avait été supervisée par nul autre que Navin Ramgoolam. Le Bureau du Premier ministre ainsi qu’Airports of Mauritius (AML) sont entrés en scène dans le courant de l’année 2014, soutenant que la femme d’affaires a obtenu le contrat de manière légale.

Nandanee Soornack une multimillionnaire

A l’Assemblée nationale, Navin Ramgoolam a pris grand soin d’éviter de répondre aux questions de l’opposition sur les contrats alloués à la nouvelle aérogare, indiquant qu’Airport Terminal Operations Ltd (ATOL) – filiale d’AML – est régie par la Companies Act et que toute décision est prise par la direction. Dans les faits, Airway Coffee a été sélectionnée alors qu’elle ne répondait pas à plusieurs conditions de l’appel d’offres lancé pour le contrat de restauration au sein de l’ancien aéroport.

Airway Coffee n’avait aucune expérience dans le domaine et c’est Salaam Bombay, un petit restaurant indien, qui lui a servi de couverture pour décrocher ce contrat qui a fait de Nandanee Soornack une multi­millionnaire en quelques années. Lorsque cette société créée par Rakesh Gooljaury, ancien homme de confiance de Navin Ramgoolam, a fini par s’installer à Plaisance le 3 juin 2010 c’est donc de manière « automatique » qu’elle a occupé la nouvelle aérogare le 17 décembre 2012. Entre-temps, Rakesh Gooljaury a été « sommé » de céder ses parts à Nandanee Soornack et au fils aîné de celle-ci, Aditish Akshawv Oogarah.

Ce n’est qu’à l’arrivée au pouvoir de l’Alliance Lepep en décembre dernier, qu’il a été révélé qu’Airway Coffee devait des mois de loyers à AML pour un montant de Rs 59 millions. Une réclamation a été servie à Rakesh Gooljaury, car pour AML, il est toujours le patron d’Airway Coffee alors que c’est le contraire qui est vrai d’après les registres de la Companies Division. C’est à cause de cet élément que l’ancien patron d’AML, Serge Petit, avait un jour animé une conférence de presse pour affirmer que Nandanee Soornack n’a aucune activité à l’aéroport. Il avait alors dû se rétracter, expliquant avoir été mal renseigné…

Ramgoolam: «Mo pa pou fer komanter, les li dir seki li dir»

Contacté par téléphone vendredi après-midi, Navin Ramgoolam s’est refusé de commenter ces déclarations. « Mo pa pou fer komanter lor la. Les li dir seki li dir. Mo pena nanien ladan… » s’est-t-il contenté de lancer lorsque nous l’avons contacté.

 

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