Mauritius | Hospitality

November 14, 2017

Touristes Arnaqués : Vols Télécommandés

Si le touriste est vu comme le naïf à plumer, il n’est pas le seul fautif dans l’histoire.

Selon certains dans le giron, tout un réseau agit en filigrane. Ces vols téléguidés – un millier par mois – ont lieu au nez et à la barbe des autorités qui demeurent, souvent, impassibles.

Il ne se passe pas un jour sans que ne soient rapportés des vols à la tire, des attaques physiques, des tentatives de viol et d’autres entourloupettes du genre à l’égard de touristes.

Souvent, ces petites voies de fait se banalisent, tellement elles sont fréquentes. Mais à bien voir, on serait tenté de conclure qu’hormis ces travers, il existe un autre type d’attaques perpétrées sur les touristes. Il s’agit de vols en série qui se font en catimini, au grand dam des touristes à la fois crédules mais aussi trop confiants en des hôtes qui ont encore une étiquette d’îlois bon enfant.

Un cas typique d’arnaque à la sauce mauricienne vous est ici conté. Au début de la semaine dernière, une jeune Sud-Africaine, de passage chez nous pour des vacances, s’est fait royalement arnaquer par des responsables d’un magasin spécialisé pour touristes à Balaclava, dans le Nord.

Banale comme histoire, diriez-vous. Mais elle correspond à d’autres scènes similaires qui se jouent à travers l’île. Ce magasin, comme tant d’autres dans le Nord, affiche toujours complet, surtout en jours de semaine, et étrangement au beau milieu de la journée. D’abord, son parking grouille toujours de taxis et de cars de tour-opérateurs. Ensuite, la vitrine est joliment achalandée et l’intérieur est climatisé avec, en prime, de ravissantes vendeuses au look sexy et au teint basané. îloises typiques quoi.

Rs 25 000 pour deux écharpes

Ceci, pour le décor. L’envers reste à venir… Cette jeune demoiselle, parlant un anglais chewing- gum, vient du pays de Nelson Mandela. C’est son tout premier voyage chez nous. Elle débarque donc à ce magasin à bord d’un taxi pour faire des achats. Elle est prise en charge, dès ses premiers pas, par une flopée de vendeuses. L’une lui colle immédiatement aux basques. Rompue à ce jeu de « je t’embobine et tu passes à la caisse et bonjour les commissions », cette demoiselle lui sort l’attirail de celle qui fera de cette jeune visiteuse un poulet dodu à plumer.

Après avoir jeté son dévolu sur une jupette, une paire de jeans et une blouse, la Sud-Africaine a le béguin pour un pashmina (écharpe ; NdlR). Bien sûr que l’étiquette a disparu au moment où la jeune femme demande le prix et comme pour se faire pardonner de cet « oubli calculé », la vendeuse lui propose d’en prendre deux contre une coquette ristourne à la caisse. La touriste accepte tout de go et passe sa carte bancaire.

Horreur ! Elle reçoit un SMS de sa banque de l’Afrique du Sud lui indiquant qu’elle vient de virer quelque 20 000 rands, soit l’équivalent de Rs 50 000. Estomaquée, elle s’enquiert auprès de la vendeuse qui lui remet un reçu détaillé des articles qu’elle a achetés, sans les prix. La touriste insiste et elle découvre qu’elle a payé pour deux malheureux pashminas la bagatelle de Rs 25 000.

Le comble c’est que les écharpes ne sont même pas en soie mais en un vulgaire coton. Lorsque la Sud-Africaine réclame le remboursement, on lui montre un écriteau portant l’inscription : « Once sold, no refund. » La police, alertée, s’est avoué vaincue du fait que ces articles ne sont pas contrôlés et que c’est un deal privé. Le concept « emballé, c’est vendu » est passé par là.

Cette scène aurait pu se jouer dans plusieurs stations balnéaires, comme la nôtre. Rien que pour ces derniers mois, les autorités ont enregistré plusieurs cas d’extorsion à l’égard des touristes. Sans compter d’autres mésaventures et arnaques non rapportées perpétrées sur des étrangers de passage sur l’île.

Entre Rs 300 et Rs 500 comme Entry Fee

Ceux que nous avons interrogés sont unanimes à dire que tout est une question de gros sous. Des commissions à se partager entre la majorité des chauffeurs de taxi, ceux de cars de tour-opérateurs et les vendeuses avec le consentement aveugle des propriétaires des magasins connus sur la place.

Il en est ainsi pour Asraf Ramdin, secrétaire général de la Taxi Owners’ Union qui regroupe des taxis de certains villages et des hôtels. « À Maurice, on dénombre 8 000 taxis enregistrés, dont 1 800 basés dans les hôtels. Les chauffeurs de taxi se laissent tenter par les commissions souvent généreuses des magasins comme entry fees. Vente ou pas de la part des clients, ils repartent avec cette somme. S’il y a vente, il faut compter 20 % de commissions et c’est payable sous la table. Il y a complicité », dit-il tout sérieusement.

Mais peut-on faire payer deux pashminas à Rs 25 000 ? Le syndicaliste lance en souriant : « Il y a un pashmina qui se vend à Rs 200 000 aux touristes ultra-friqués et l’astuce est de dire que l’article est fait de poils d’un bébé mouton, matière première qui est très rare. »

À qui la faute ? Aux touristes crédules, aux magasiniers, aux chauffeurs de taxi ou aux tour- opérateurs ? « Le touriste est là pour dépenser. Il ne se rend pas compte sur-le-champ qu’il se fait plumer, mais les grandes fautives demeurent les autorités. Il y a un laxisme et un laisser-aller », nous dit Asraf Ramdin.

Il va plus loin en donnant un exemple-type d’un vol qui est synonyme de « viol », selon ses propres mots : « Je prends le cas de ce couple de touristes chinois qui est logé dans le Nord. Les deux vont dans l’Est pour une virée à l’île-aux-Cerfs, puis font de l’underwater walk et du parasailing. Tenez-vous bien : le chauffeur du tour-opérateur a empoché Rs 2 500 par tête, plus que ce qu’ont touché les organisateurs, sans oublier le chauffeur de taxi. C’est un véritable crime. »

Recto pour touristes, verso pour Mauriciens

Le Défi Quotidien a fait un tour au Marché central. Ici, c’est le grand bazar, au sens propre comme au figuré. D’abord, la plupart de ces marchands de souvenirs – qui laissent souvent un mauvais goût – se plaignent que les affaires vont mal, ce qui pousserait certains à tout faire pour gonfler les prix de leurs produits quand des touristes font une halte à leurs étals.
Effectivement, un couple de touristes s’approche de ce marchand, guidé par un rabatteur, aussi surnommé « jockey ». Ils ne sont pas des visiteurs sac à dos. La belle affaire ! La dame est attirée par une jupe à l’indienne. Elle a le réflexe de jeter un œil sur l’étiquette qui affiche Rs 2 000. Elle l’achète, sans marchander.

Étonné qu’un tel article se vende à ce prix-là, le vendeur nous demande de nous taire et qu’il nous expliquera après. En fait, la jupe a un prix affiché devant et un autre à l’arrière. « Pou Morisien, pri verso-la ki konte. Rekto-la pri touris sa », lâche-t-il sans vergogne.

Il fallait juste y penser. Raj Appadoo, de l’Association des magasins de la capitale, confirme : « Les touristes ne sont pas bêtes, mais ils font confiance et savent que les prix augmentent un tantinet pour eux. Mais ils jouent le jeu. Ce qu’ils ne savent pas, en revanche, c’est que les prix sont gonflés de manière exagérée par ceux que je surnomme les récidivistes. »

Raj Appadoo ajoute que rares sont les fois où les touristes s’aventurent au Marché central, car ils sont prévenus par les responsables des hôtels à travers des affiches, mais que ceux qui sont hors-circuit sont les dindons de la farce : « Ils ne sont pas conscients et ils veulent à tout prix rapporter des souvenirs. Ils ne sont pas fautifs, car ce sont les autorités qui le sont. Où est la Police du tourisme? Où sont les policiers et les inspecteurs de la mairie ? »

Raj Appadoo condamne la démarche de certains réceptifs et chauffeurs de taxi qui, bien que leurs clients aient été avisés d’être sur leurs gardes au moment des achats, font des haltes vers des magasins huppés, que ce soit des polo-shirts griffés, des chemises, des pantalons, des chaussures « car ce genre d’achats rapporte gros à tout le monde et l’inaction des autorités nourrit les arnaqueurs ».

Il n’est plus étonnant que chaque jour que Dieu donne, il y ait des cas d’escroquerie contre des touristes qui sont rapportés sans que les coupables ne soient interpellés et traduits en Cour ou que des avertissements ne leur soient servis. À ce rythme-là, notre destination paradisiaque ne serait pas loin d’être connue comme l’enfer sur terre.

Direction l’abattoir des cartels

Du côté des tour-opérateurs, Ajay Jhurry, président de l’Association of Tourist Operators, reconnaît que le fait de toucher une prime, quand ils ramènent des clients vers les organisateurs, est une pratique courante tout en étant condamnable dans le fond. Il pense quand même qu’il faut analyser les raisons des cas d’arnaques rapportés : « Comment les touristes se font-ils avoir ? Est-ce que ce sont les réceptifs qui les conduisent à l’abattoir, volontairement, en ayant en tête les commissions ? Car les touristes sont soit sous la responsabilité des réceptifs, soit sous celle des taximen. Donc, il n’y a pas à aller chercher loin pour savoir que tout est calculé. »

Pour Ajay Jhurry, « c’est un cartel bien rodé, à commencer par les taximen et les réceptifs. Le ministère du Commerce devrait voir dans quelle mesure il pourrait fixer les prix de la plupart des produits prisés par les touristes qui nous visitent ».

Il dénonce aussi la pratique de certains tour-opérateurs qui ne travaillent qu’avec des agences attitrées à l’étranger et des restaurants ainsi que d’autres « service providers » locaux qui contrôlent le marché, depuis l’arrivée des touristes jusqu’à leur départ. « Que des miettes pour les autres. C’est une mafia et je l’ai dit dans des forums élargis et officiels », nous dit-il. Ajay Jhurry demande que les autorités et la Mauritius Revenue Authority mettent bon ordre dans tout ce qui a trait aux commissions non déclarées.

Jocelyn Kwok, président de l’Ahrim : « La loi doit être renforcée dans les commerces »

>Il semble qu’il y ait une campagne de communication menée pour alerter les touristes contre les arnaques. A-t-elle un effet dissuasif, selon vous ?

Une campagne de communication des autorités semble être en cours. Il faut la renforcer et surtout élaborer des outils d’information et de sensibilisation modernes et plus accessibles aux touristes. Mais à partir du moment où il n’y a pas de taximètres dans les taxis à Maurice, par exemple, tous les scénarios sont possibles et imaginables dans les commerces et autres lieux. À chaque point de contact, un touriste, quand il veut découvrir l’île, reste vulnérable. Il faut vite rectifier le tir.

>Pourtant, dans certains hôtels, il y a des affiches placardées pour prévenir contre les prix exorbitants pratiqués pour arnaquer les touristes…

Quand des clients locaux ou des réceptifs mettent les touristes en garde contre certains commerçants, ils font l’objet de menaces ou de railleries. Le pire, c’est que la majorité des commerçants sont des personnes sérieuses, respectant la loi et se construisant une clientèle régulière au fil du temps. Leur avenir est compromis par cette minorité de personnes malhonnêtes.

>Il existe des marchands dont la formule consacrée est la suivante : « rantre touris, sorti mizer »…

Dommage que ces incidents se répètent encore malgré la loi. L’affichage des prix est obligatoire. La loi doit être appliquée et renforcée dans des lieux de commerce les plus fréquentés par les touristes. Ce qui n’est pas le cas. Au Marché central, une situation anormale perdure depuis des années et c’est condamnable.

Les arnaques courantes

Il y a quelques jours, une touriste révélait qu’elle avait payé Rs 8 000 pour un tatouage au mehendi, au Marché central. « Ce genre de tatouage ne coûte pas plus de Rs 300, au pis aller Rs 1 000 si l’application se fait sur un grand espace, mais pas Rs 8 000. Le comble, c’est que le vendeur a accepté de rembourser une partie de la facture, preuve qu’il est conscient qu’il a exploité à outrance le client », dit Raj Appadoo.

Autre astuce fréquente : le touriste paie avec un billet de Rs 1 000 et le vendeur de rue lui dit qu’il va faire du change, mais disparaît, laissant son apprenti à son point de vente. Toute réclamation est rendue caduque.

Une glace à Rs 500 ? Rien, pourtant de spécial que celle qu’on trouve chez tous les autres marchands à quelques roupies. Pourtant, ce vol a été enregistré dans un poste de police du Nord. La raison avancée par le marchand : le composant de la glace est spécialement concocté à base de produits naturels. Presque une glace bio, sans vraiment l’être.

Les chemises et autres produits de luxe vendus, soi-disant au rabais, ne sont en fait que de vulgaires imitations. Il n’y a que le logo de la marque qui est copiée intelligemment. Au lieu de Rs 2 500, elle peut être offerte pour Rs 1 500 et après marchandage, le prix peut descendre jusqu’à Rs 1 200. Un tel prix pour du toc.

 

 

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