
Le jeûne ne consiste pas seulement en une privation alimentaire mais c’est aussi une occasion pour les fidèles de transformer leurs habitudes et prendre conscience de la nécessité de cette prescription divine. Privé de la nourriture et de boire provoque un esprit de patience chez le pénitent. Cette privation est aussi bénéfique pour sa santé vu que le musulman apprend à contrôler sa sensation de faim ou de soif.
Selon les croyances islamiques, le jêune est récompensé par le Paradis. Pour schématiser, ne pas céder pendant un temps relativement long à l’envie pressante et naturelle d’aliments ne fait que motiver le jeûneur dans son engagement et sa volonté à se libérer des besoins de son corps pour se fondre dans la spiritualité. Il éduque son âme à la discipline. Cette privation est aussi bénéfique pour sa santé vu que le musulman apprend à contrôler sa sensation de faim ou de soif et découvre qu’il est possible de ne s’y plier. Le jeûne enseigne aussi l’honnêteté et la sincérité. Le fidèle qui a faim, soif ou qui ressent des sensations naturelles (relations intimes entre conjoints) peut à tout moment céder à la tentation de se satisfaire mais sa foi en Allah (Dieu) qui le permet de résister. Cette leçon l’aide dans ses activités quotidiennes et le musulman s’exerce ainsi à respecter ses engagements malgré la pression de ses désirs. Il met ainsi à l’épreuve son honnêteté.
Le Ramadan, c’est aussi le temps de penser aux nécessiteux. “C’est le seul moment où les riches et les pauvres vivent sur un pied d’égalité car le riche n’a pas l’occasion de connaître la famine pour penser au pauvre, étant donné qu’il peut manger tout ce qu’il veut quand il veut”, souligne le Mufti Mackojee. Ainsi, la sensation de faim suffit à rappeler au riche l’affliction de l’affamé et l’incite à se montrer volontairement généreux envers le démuni. De ce fait, le pénitent qui possède de la richesse doit retirer la zakaat, l’aumône obligatoire.