
L’année prochaine, une somme de Rs 70 millions est prévue pour réhabiliter quatre plages, notamment celles du Morne au coût de Rs 13,5 millions, de La Prairie pour Rs 4,5 millions, de Quatre-Sœurs pour Rs 12 millions. En ce qui concerne la plage de La Preneuse le montant n’a pas encore été identifié.
Les actions entreprises jusqu’ici pour lutter contre l’érosion des plages comprennent, entre autres, des travaux de comblement, la mise en place de gabions, l’installation d’épis, la construction de murs de revêtement, l’enlèvement de casuarinas sur la partie dynamique des plages et l’application d’une politique de reculement pour la construction de structures en béton.
Aucun résultat avec les gabions
L’expérience a montré que l’installation de gabions sur les plages n’a pas donné les résultats escomptés, indique-t-on au sein du ministère concerné. Ils ont été abîmés dans un temps relativement court par le passage régulier des baigneurs et le mouvement des vagues. Ce mode de protection ne convient pas aux plages publiques en raison du grand nombre de personnes qui se rendent à la mer chaque week-end. Les cas le plus connus sont ceux de Flic-en-Flac et Rivière-des-Galets. Il convient de trouver des méthodes de protection plus robustes tels les revêtements en pierre, que recommande le rapport Bairds, ou l’aménagement de brisants artificiels.
Par ailleurs, les variations climatiques et la montée du niveau de la mer découlant de ce phénomène accentuent l’érosion des plages d’où la nécessité d’actions urgentes. Il va sans dire que les mesures à court terme prises jusqu’ici pour protéger et pour réhabiliter les plages ne constituent pas une solution durable permettant de lutter efficacement contre le mouvement des vagues et les tsunamis.
Conformément au programme d’adaptation au changement climatique du ministère de l’Environnement, il importe de trouver des moyens plus efficaces telles l’installation de brise-lames dans le lagon et la restauration de la barrière corallienne afin d’atténuer l’impact des vagues.
La construction de brise-lames dans le lagon nécessitera des études approfondies et la mise en place d’un programme de renforcement des capacités destiné au personnel du ministère de l’Environnement. La formation devra porter sur les procédures d’évaluation et la conception des projets de protection. Pour disposer de telles compétences, Maurice devra compter sur l’aide de pays disposant de l’expertise nécessaire dans ce domaine.