Doing Business | Management

April 15, 2014

Entrepreneuriat: Ces Patrons Qui Ont Réussi Sans Diplôme

Feroz, Rajwantee, Mario, Nushrat, Michel, Sony, Parvez ont un point commun. Ils sont patrons de leurs propres entreprises sans pour autant avoir fait des études supérieures. Qui sont ces entrepreneurs sans diplôme et comment ont-ils réussi à s’imposer ? Rencontre.

Feroz Deen Mohamed (directeur de Deen & Deen Catering) - « Businessman avec un CPE en poche »

À 59 ans, Feroz Deen Mohamed, directeur de Deen & Deen Catering, se sent l’enthousiasme d’un jeune homme à chaque fois qu’il évoque son parcours professionnel. Après avoir étudié jusqu’à la sixième, Feroz Deen, né d’une famille de huit enfants, obtient son premier emploi dans un hôtel à 15 ans avec un salaire mensuel de Rs 347. Il touchera à tout : la plonge, la restauration et bien d’autres métiers avant de finir barman.

« La vie n’était pas facile. Parfois, je devais cumuler deux boulots pour subvenir aux besoins de ma famille », relate-t-il. Aujourd’hui, cet ancien employé de l’hôtel Paradis – il compte 36 ans de carrière dans cet hôtel et a une bonne maîtrise de l’anglais, du français, de l’italien et de l’allemand – se dédie pleinement à son entreprise – Deen & Deen Catering – depuis qu’il a pris sa retraite en 2004. Sa compagnie, qui compte une trentaine d’employés incluant ses deux bras droits qui se prénomment toutes deux Roshnee, propose de la cuisine indienne, chinoise, créole, gastronomique pour des occasions comme les mariages, les anniversaires, les baptêmes et les premières communions.

« Le travail marche très bien. Il faut dire qu’on se donne à 300 % car dans ce métier on n’a pas droit à l’erreur », soutient-il. Avec son partenaire d’affaires Noor Nawoor, Feroz Deen met à la disposition de ses clients une salle de réception d’une capacité de 650 personnes baptisée Mumtaz Mahal qui est située à Curepipe. Un parcours qu’il espère inspirera les jeunes. « Il faut foncer et persévérer pour réussir dans la vie. Vouloir, c’est pouvoir ! » dit-il.

Sony Mawooa (directrice de JKN Mawooa Food) - « Rien n’est impossible »

Il n’y a pas plus parcours atypique que celui qu’a connu Sony Mawooa. Cette habitante de Floréal, âgée 43 ans, avec seulement un School Certificate en poche, a, tour à tour, travaillé dans l’hôtellerie, dans une usine de diamant et comme assistante d’un opticien. Une touche-à-tout qui finalement a trouvé sa voie en ouvrant sa propre entreprise en 2012 où elle est épaulée par son époux Jugdish et son frère Manoj. Sa compagnie – JKN Mawooa Food, au sein de laquelle elle assume les fonctions de ‘Managing Director’, est spécialisée dans la transformation des épices qu’elle écoule dans les supermarchés, à l’incubateur du National Women Entrepreneur Council ou encore auprès des particuliers qui lui passent des commandes. Depuis peu, Sony, en partenariat avec sa cousine, propose également à ses clients des pâtisseries pour mariage (massepain, nan katai, sultafine,…). La jeune femme vise également le marché d’exportation et a, dans un premier temps, l’Angleterre dans son collimateur pour exporter ses produits. « Il me faudra alors recruter des gens », projette déjà Sony.

Pourtant, monter son entreprise n’a pas été chose aisée. « Au début, je ne proposais que six produits, aujourd’hui, je compte une gamme de 25 produits. Mais, avant d’arriver à ce stade, j’ai dû travailler d’arrache-pied. Pour se lancer à son propre compte, il faut être déterminée, créative et foncer pour faire sa place au soleil et avoir du succès. Rien n’est impossible à celui qui veut atteindre ses objectifs », conclut Sony.

Nushrat Toorab (responsable du magasin Al-Saabah Collection) - « Je vole enfin de mes propres ailes »

Nous sommes en 2013. Nushrat Toorab, qui a étudié jusqu’à la Form V, est employée depuis peu dans un magasin. Elle ne touche qu’un salaire de Rs 3 000 et son employeur ne lui mène pas la vie facile. Or, un jour, alors qu’elle jette des ordures dans la poubelle, elle rencontre une connaissance qui la met en relation avec le gérant d’un magasin. Ce dernier s’avère être un client du magasin où Nushrat avait travaillé pendant 9 ans avant d’être contrainte de le quitter après le décès de la propriétaire. Coup de pouce du destin ou manifestation de la chance, le gérant du magasin, qui a décidé de fermer son magasin, va contre toute attente faire une proposition à Nushrat.

« Pourquoi tu ne prends pas mon emplacement pour ouvrir ton propre magasin ? » lui lance-t-il. Un conseil que décide de suivre Nushrat. Et c’est ainsi que dans le courant de la même année, la jeune femme âgée de 34 ans ouvre son magasin – Al-Saabah Collection qui est stratégiquement situé à Curepipe – avec le soutien de sa famille. « Avoir mon propre magasin compte beaucoup pour moi. C’est non seulement mon gagne-pain, mais également une façon de voler de mes propres ailes. Or, ce n’était pas gagné d’avance. J’ai dû faire des sacrifices pour avoir le magasin d’autant plus que je n’étais pas éligible à obtenir un emprunt auprès d’une banque. Mais, finalement, j’ai pu obtenir un prêt auprès d’une coopérative », avance Nushrat. Nushrat ne compte pas pour autant s’arrêter en si bon chemin.

« Je compte à l’avenir proposer plus d’articles à mes clients – le magasin est spécialisée dans la vente des vêtements et des accessoires –, revoir la décoration et recruter au moins une personne », indique la jeune femme. Pour Nushrat, son parcours illustre très bien que tout le monde peut réussir sa vie professionnelle même si on n’a pas fait des études supérieures. « Tout le monde ne peut pas réussir académiquement, mais chacun a ses capacités. On ne sait pas ce que la vie nous réserve. Je conseillerai aux jeunes d’économiser. Qui sait, cet argent pourra leur servir à monter leurs propres entreprises », conclut notre interlocutrice.

Michel Kwon (directeur d’Ico Heal) - « Chef d’entreprise après ma retraite »

Octobre 2013. C’est l’année où Michel Kwon, actuellement âgé de 56 ans, a pris sa retraite anticipée après 37 ans de service dans le secteur privé. Avec un School Certificate en poche, il a commencé sa carrière en tant que commercial chez IBL où il a ensuite occupé les fonctions de ‘Sales and Marketing Executives’ avant d’atterrir chez Courts où il a gravi les échelons, démarrant comme ‘Branch Manager’ pour devenir finalement ‘Executive Vice President’ du département de la logistique. Une carrière bien remplie si ce n’est que Michel Kwon n’est pas du genre à rester oisif.

« Je me suis rendu compte qu’il me fallait un autre ‘challenge’ », explique-t-il. Et c’est ainsi qu’il est aujourd’hui à la tête d’Ico Heal, compagnie et agent distributeur spécialisé dans les équipements de santé et des suppléments alimentaires naturels. Pourquoi se lancer dans un tel business ? « Les gens sont aujourd’hui plus ‘health conscious’ et puis il y a un engouement pour les compléments naturels qui sont sans effet secondaire », explique-t-il.

Parmi ses projets, il envisage de trouver des distributeurs pour étendre sa gamme de produits et toucher le maximum de clients à travers l’île. Aux jeunes qui souhaitent se lancer dans les affaires, Michel Kwon, qui a au fil de son carrière obtenu un Certificate in Management UK, leur conseille : « Tout le monde ne peut pas briller académiquement. Par contre, nous avons tous, jeunes et vieux confondus, des talents innés qu’il nous faut exploiter. Une fois que vous vous êtes fixé des objectifs, il ne faut jamais baisser les bras, avoir la volonté de réussir et apprendre de vos erreurs. »

Parvez Hematally (directeur de Famous Printing) - « J’ai quitté la Form II pour faire le métier de ma vie »

Une entreprise, six employés, des clients fidèles et des projets pleins la tête. Une phrase qui résume la vie actuelle de Parvez Hematally. À 40 ans, cet habitant de Calebasses est directeur de Famous Printing depuis trois ans. La compagnie se spécialise dans l’imprimerie des livres, des magazines, des cartes de mariage, de carnets, de calendriers, de cartes de visite, entre autres. Pourtant, rien ne prédestinait Parvez à être chef d’entreprise.

« Pendant les vacances scolaires, alors que j’étais en Form II, j’ai travaillé dans une imprimerie. J’ai tout de suite aimé le métier (Ndlr : À l’époque, il percevait un salaire de Rs 600). J’ai donc abandonné mes études qui ne m’intéressaient pas, même si je me débrouillais bien, au grand dam de mes parents qui n’étaient pas contents », relate-t-il. Et c’est ainsi qu’au fil des années, Parvez va travailler successivement dans plusieurs imprimeries – 15 au total – accumulant de l’expérience jusqu’au beau jour où l’entreprise où il est employé met la clé sous le paillasson.

« Je n’ai obtenu aucune compensation financière, mais en retour, j’ai eu une machine imprimante », explique Parvez. Et c’est ainsi petit à petit que Parvez parvient finalement à ouvrir sa propre imprimerie avec le support de sa mère. « Le travail marche bien. Je n’ai pas à me plaindre. J’envisage d’ailleurs d’agrandir l’imprimerie et de créer plus d’emplois si j’ai du financement », soutient Parvez.

Mario Joseph (directeur de Joseph Plumbing Services) - « Deux de mes employés sont devenus entrepreneurs »

La plomberie, les installations sanitaires, de chauffe-eau, de robinetterie, de pompe à eau, Mario Joseph, 53 ans, en connaît tout un rayon. Il faut dire qu’il pratique ce métier depuis qu’il a pris de l’emploi à 19 ans dans une compagnie de maintenance (section plomberie) quand il quitte le collège après la Form IV. Aujourd’hui, il est à la tête de la compagnie Joseph Plumbing Services depuis 1998 et compte actuellement deux employés.

« Je me suis lancé à mon propre compte parce que c’était difficile de joindre les deux bouts. Il y a eu des hauts et des bas, mais avec la persévérance, je n’ai pas à me plaindre aujourd’hui », avance Mario Joseph qui a de quoi être fier de son parcours. Il a un enfant qui fait des études supérieures à l’étranger, alors que son fils, qu’il a formé, enseigne la plomberie dans une école technique. Mario Joseph est également animé par la passion de transmettre son savoir-faire aux jeunes. Deux de ses anciens employés volent d’ailleurs aujourd’hui de leurs propres ailes car ils se sont mis à leur propre compte. « J’aime former les jeunes », soutient-il.

Méticuleux et perfectionniste, Mario Joseph ambitionne d’agrandir son entreprise et de recruter d’autres jeunes. « S’ils ont de la volonté, de la discipline et sont à l’écoute, ils deviendront des bons ouvriers », soutient-il.

Rajwantee (directrice d’une compagnie écoulant des amuse-gueules) - « Il a fallu trois ans pour me faire un nom »

À l’école primaire et au collège, Rajwantee était une élève brillante. Elle ramenait toujours de bons résultats. Ses parents sont tombés de nues et n’ont, d’ailleurs, pas caché leur colère quand Rajwantee, adolescente à l’époque, a décidé d’abandonner ses études alors qu’elle avait eu des excellents résultats au SC. « Tout ce qui m’intéressait c’est d’avoir un business », avance Rajwantee.

Un rêve qui s’est réalisé en 2002. À 40 ans, Rajwantee est actuellement aux commandes d’une compagnie spécialisée dans les amuse-gueules (chips banane, baguette fromage, moulkou,…) et compte 6 à 7 employés. L’entreprise tourne sept jours sur sept et ses produits sont écoulés dans les grandes surfaces et les hôtels. Elle compte aussi parmi sa clientèle des particuliers. « Nous avons parfois tellement de commandes que nous devons en refuser », avance la businesswoman qui est parfois aidée pour la livraison des produits. Un ‘success story’ que Rajwantee savoure sans pour autant oublier les obstacles qui se sont présentés à elle avant de pouvoir monter son entreprise. « Pendant sept ans, je n’ai pas travaillé. Finalement, j’ai décidé d’ouvrir une boutique qui n’a pas marché en raison de la rude compétition des grandes surfaces.

À l’époque, mon époux avait perdu son emploi, je venais de subir une intervention chirurgicale importante et ma maison avait été mise à la barre parce qu’on n’arrivait pas à rembourser l’emprunt contracté pour ouvrir la boutique », relate-t-elle. Loin de baisser les bras, Rajwantee va mettre alors en pratique ce qui lui a appris une fois une amie : la confection des amuse-gueules. Et c’est ainsi qu’est née l’entreprise de Rajwantee. « À l’époque, on travaillait jour et nuit avec seulement deux récipients pour cuire les amuse-gueules. Finalement, on a pu retirer la maison de la barre et progressivement payer nos dettes. Tout ne s’est, toutefois, pas fait du jour au lendemain. Il m’a fallu trois ans pour me faire un nom dans le secteur avant que ma compagnie connaisse sa vitesse de croisière », souligne-t-elle. Comme quoi, la persévérance, la volonté, la patience et le travail dur sont payants. Une réussite que Rajwantee attribue également au soutien de ses proches dans les moments difficiles et à l’apport de ses employés.

 

 

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