Pesticides Dans les Echantillons Importés: 50% au-Delà des Normes

5 years, 10 months ago - January 26, 2016
Dans un nouveau volet sur les pesticides, «l’express» publie les résultats des tests sur un lot de huit échantillons de produits alimentaires, tous importés de pays où les normes de production sont considérées comme étant inférieures aux normes CEE.

Quatre échantillons contenaient des pesticides à des taux dépassant les limites prescrites.

Ci-dessous (document 2) un deuxième lot de huit échantillons, tous importés de pays où les normes de production sont considérées comme étant inférieures aux normes CEE. Comme on le verra, quatre échantillons sur huit (50 % !) contenaient des pesticides à des taux dépassant les limites prescrites. Les quatre autres soit n’ont aucun résidu de pesticide, soit ont des résidus en deçà des normes et sans contenir de «cocktail» de pesticides non plus, ce qui est plutôt rassurant.

Par contre, parmi les échantillons au-delà des normes :

1. L’échantillon de masala, mélangé localement à partir de 11 ingrédients différents (provenant dont on ne sait combien de pays) contenait des résidus de pas moins de six molécules actives de pesticides DONT DEUX ÉTAIENT AU-DELÀ DES LMR (Limites maximales de résidus) prescrites par la CEE ;

2. L’échantillon de gros pois (Lima bean), qui provient de Madagascar contenait du Carbaryl à deux fois la dose autorisée ;

3. Finalement les échantillons de riz basmati et de riz basmati long, commercialisés dans des sacs bleus et rouges de 5 kilos, dépassaient tous deux légèrement les normes prescrites d’Hexaconazole, cette molécule active se retrouvant aussi dans notre échantillon 42 (voir l’article du 17 janvier) et dans des cargaisons de riz rejetés aux frontières européennes, en provenance de l’Inde (par exemple, l’item 123, rejeté aux frontières italiennes – voir ci-dessous – document 3).

Ces quatre produits dont la teneur en pesticide est au-delà des normes étant griffés, nous tenons leurs noms à la disposition des autorités compétentes qui voudraient bien nous les demander.*

Pesticides, que donnons-nous à manger à nos enfants? : Mettre en perspective

Notre batterie d’échantillons couvre un total de 55 items différents, récoltés à travers l’île. Nous avons acheté dans des supermarchés de renom, aux marchés principaux de Rose-Hill, de Port-Louis et de Beau-Bassin, dans des échoppes plus modestes à St-Pierre, à Baie-du-Tombeau, à Plaine-Magnien, à Moka, à Terre-Rouge… Il faut comprendre que les lieux de vente de ces produits ne sont pas, eux-mêmes, en cause, puisqu’ils n’ont aucunement le moyen de vérifier la qualité des produits qu’ils vendent, qu’ils soient produits localement ou qu’ils soient importés. Il ne sert donc à rien d’identifier ces points de vente à ce stade, et de les stigmatiser parce que, en l’absence d’un protocole permettant une traçabilité rigoureuse, tous les points de vente ne sont pas exempts de confronter les mêmes risques et les mêmes périls…

De même, il faut faire attention et bien comprendre les constats faits et les chiffres publiés. Un échantillon de petits piments particulièrement bien enrobés de pesticides divers (voir Tableau I publié le 17 janvier 2016), aux conséquences d’ailleurs inconnues sur la santé, ne doit pas automatiquement mener à un boycott hystérique du piment ! En effet, cet échantillon-là était peut-être effrayant, mais les prochains pourraient être tout à fait aux normes et c’est bien statistiquement sur la globalité des échantillons qu’il nous faut porter nos conclusions. Par contre, s’il est un produit branded et qui peut donc être retracé, qui se révèle être non respectueux des normes établies*, il nous est permis et il serait même notre devoir de le dénoncer pour protéger le public consommateur, à charge pour le producteur de démontrer que notre échantillon n’était qu’une aberration qui ne se reproduira plus…

En amont de cette enquête, l’express cherche depuis des mois à obtenir les résultats de toute vérification de pesticides que feraient les autorités gouvernementales. C’est ainsi que nous avons contacté trois ministères : celui de l’Environnement, celui de la Santé et celui de l’Agroindustrie. En l’absence d’un Freedom of Information Act et en présence de certaines instructions, on peut comprendre une certaine crainte de communication de la part des employés du secteur public. Ce qui est sûr et certain c’est que seul le ministère de la Santé publique nous a fait une réponse officielle (document 1, ci-dessus) et qu’elle est loin d’être satisfaisante. Répondant plus de trente jours après notre lettre datée du 19 octobre 2015 qui demandait une copie des résultats de leurs tests, ce ministère nous confirme seulement que le ministère de la Santé tente de localiser des restes de pesticides dans les fruits et légumes «conge lés» seulement, semble-t-il, ce qui est, d’ailleurs, une partie infime de nos consommations totales… Cela ne nous mène pas bien loin évidemment, puisqu’il n’y a aucune tentative de nous dire le nombre total d’échantillons positifs, d’expliquer à quel point leurs tests sont compréhensifs (combien de pesticides volatils et non volatils sont testés ??) et les actions entreprises par le ministère s’il localise des échantillons scélérats. Pourquoi donc tant de discrétion? On peut supposer que les autorités font cela «pour notre bien» ? Ne souhaitant pas créer ni malaise, ni panique ? (comme suggéré d’ailleurs par le ministre Seeruttun dans sa mini interview du 20 janvier). Mais, au demeurant, est-ce en traitant nos concitoyens de cette manière paternaliste que l’on va les responsabiliser et les rendre plus vigilants et donc améliorer notre ordinaire ?

«Est-ce en traitant nos concitoyens de cette manière paternaliste que l’on va les responsabiliser ?»

Nous ne le croyons pas et c’est bien une des raisons principales de notre initiative présente. Nous publions le résultat de nos tests en détail afin que les ministères fassent de même, ce qui aidera à conscientiser des dangers et ainsi mener à de meilleurs systèmes de contrôle, de documentation et de traçabilité. Le but ? Assurer, nationalement et RAPIDEMENT, une qualité au moins adéquate à ce que nos enfants mangent !

Document 1

 

Document 2

Document 3

Text by lexpress.mu

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