
Ces 18 Népalais, ex-étudiants de Spherinity Training Institute, à Flacq, attendent toujours d’être remboursés intégralement par la direction de ce centre de formation avant de rentrer dans leur pays.
Or, à la suite d’une rencontre avec les responsables de la Tertiary Education Commission (TEC), lors de laquelle cette dernière a déclaré que «les étudiants auraient pu être dupés par des agents recruteurs dans leur pays», la direction de Spherinity Ltd a accepté de pourvoir au retour des étudiants dans leur pays. Ce que les étudiants ont refusé catégoriquement.
Leur porte-parole, Rustum Bajgai, explique qu’ils n’accepteront qu’un remboursement intégral. «Alors que nous attendons toujours un jugement de la Cour dans cette affaire, la direction de Spherinity nous a contactés par courriel la semaine dernière et nous a accordé un délai d’une semaine pour prendre notre billet d’avion», dit le porte-parole.
Selon leur homme de loi Erickson Mooneapillay, le procès intenté par trois d’entre eux (NdlR, en test case), contre la direction de Spherinity Training Institute pour rupture de contrat, sera appelé en cour intermédiaire en février prochain. Sauf qu’entre-temps, ces étudiants népalais verront l’expiration de leur visa de séjour le 31 décembre - un nouvel obstacle qu’ils doivent affronter.
«C’est inacceptable, s’insurge leur homme de loi Erickson Mooneapillay. Les étudiants veulent être remboursés et nous pensons détenir un case solide car nous avons le procès-verbal d’une réunion tenue entre les étudiants et la direction de l’institut où celle-ci déclare qu’elle dispensera bientôt des cours en Hospitality Management pour lesquels les Népalais avaient postulé dès le début.»
Sollicitée par l’express, Ashwini Bocho-Naiko, responsable de Spherinity Ltd (NdlR, Spherinity Training Institute), affirme que les étudiants népalais se sont inscrits à des cours en informatique qu’ils ont démarré le 30 avril. Elle ajoute que ces derniers se sont aussi enregistrés pour l’IT programme Membership and Examinations le 10 juillet 2013.
«Ils ont signé un contrat dans leur pays où il est clairement stipulé qu’ils remplissent un formulaire pour un IT Programme. Selon ce contrat, ils ne sont pas éligibles à un remboursement», fait valoir Ashwini Bocho-Naiko.
Pour rappel, à la fin de l’année dernière, 38 étudiants népalais et indiens ont porté plainte à la Central Criminal Investigation Department contre Spherinity pour escroquerie. Trois de ces étudiants népalais ont eu recours à la justice mauricienne pour rupture de contrat. Ils réclament les Rs 200 000 qu’ils ont déboursées chacun en billet d’avion et frais de scolarité.
À leur arrivée à Maurice en mai 2013, ces étudiants se sont vu proposer des classes «basiques en informatique», au lieu des cours en Hospitality & IT, qui «étaient censés inclure un stage rémunéré jusqu’à Rs 31 000...» Du moins selon les promesses.