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May 18, 2017

Enquête: les désavoués du ministère des Sports

Le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) a coupé les vivres à certaines fédérations. Mais elles souhaitent faire de nouveau partie des bénéficiaires d’une assistance financière de l’État. Elles sont quatre à se retrouver dans cette situation mais pour des raisons différentes.
La New Body Building Federation, ne reçoit aucun soutien financier de l’État et mène combat…

La New Body Building Federation, ne reçoit aucun soutien financier de l’État et mène combat…

Pour le culturisme et le motocyclisme, deux groupes se disputent la légitimité comme l’instance suprême. Si les culturistes continuent à se muscler le corps sans l’assistance du ministère, les motocyclistes ont opté pour une bataille judiciaire. Et même si le MJS a fermé le robinet, plusieurs activités continuent à être organisées dans ces deux disciplines.

La coupure a eu un effet plus draconien du côté de la Fédération mauricienne de hockey. Cette dernière a arrêté ses activités en 2015. La dernière fédération concernée est celle de la gymnastique. Bien que suspendue par l’instance internationale de la discipline, un groupe continue d’opérer sous l’appellation de «Mauritius Gymnastics Federation» au grand dam de certains clubs. Selon une source ministérielle, les quatre fédérations suspendues par le MJS doivent au préalable se mettre en règle avec la nouvelle loi (NdlR : la «Sports Act 2016») avant que le MJS ne puisse considérer toute demande de subvention.

Enquête sur ces disciplines à la recherche de reconnaissance.

Culturisme, motocyclisme, hockey: en quête de reconnaissance

Certaines associations ne sont pas reconnues par le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) et ce, pour différentes raisons. Le culturisme, le motocyclisme et le hockey se trouvent dans cette situation et souhaitent obtenir cette reconnaissance pour fonctionner comme une fédération nationale et bénéficier de tous les droits prévus par la loi. Pour ce qui est du culturisme et du motocyclisme, ils parviennent – assez difficilement – à trouver des fonds pour financer l’organisation de leurs activités.

La New Body Building Federation (NBBF). Celle-ci a vu le jour en 2007 avec la participation de huit clubs. Dès le départ, les membres de la fédération instituent un calendrier annuel d’activités comportant huit compétitions régionales, deux au niveau national et une au niveau international. Richard Albert, président de la NBBF, indique qu’à ce jour, celle-ci compte plus de 50 clubs affiliés et environ 200 athlètes compétiteurs.

«Malgré le fait que la NBBF ne reçoit aucun soutien du ministère de la Jeunesse et des Sports et grâce à la persévérance des membres de cette fédération qui font tout leur possible bénévolement pour promouvoir le body building, bon nombre d’athlètes ont eu l’occasion de représenter l’île Maurice dans différentes compétitions internationales en 2006, 2008, 2011 et 2013 à la Réunion, en 2015 au Canada et à Rodrigues et en 2016 en France et en Guadeloupe», explique Richard Albert. Et d’ajouter : «Heureusement que les municipalités acceptent de nous aider pour organiser nos compétitions et que nous pouvons compter sur le soutien de quelques fidèles sponsors.»

La NBBF a aussi fondé une aile jeune qui est encadrée afin d’assurer la continuité de la promotion de la discipline dans le futur et compte aussi une femme au sein de son comité exécutif. Mais Richard Albert se demande pourquoi le MJS ne reconnaît toujours pas son association. «Nous avons eu des rencontres avec les anciens ministres Devanand Ritoo et Yogida Sawmynaden et avec l’actuel titulaire, Stephan Toussaint, mais notre situation n’évolue pas. Nous tenons à la reconnaissance du MJS parce que nous voulons l’avancement du body building. L’absence de soutien financier du ministère pénalise nos athlètes», lance-t-il.

Le problème s’explique sans doute par l’existence d’une autre fédération de culturisme, la Federation of Body Builders Association (FBBA). «Le MJS pourrait mettre en place un caretaker commitee qui, en toute transparence, pourrait faire le nécessaire pour qu’ensuite, une seule fédération représentant les intérêts du culturisme soit mise en place», dit encore Richard Albert.

Du côté des clubs de motocyclisme également, l’on aurait souhaité que la situation soit assainie et qu’une fédération reconnue par les autorités voie le jour. Il y a eu, à un moment, deux groupes distincts qui affirmaient chacun être les représentants de la discipline à Maurice. L’affaire a été portée en Cour et n’a toujours pas connu de dénouement. «Les choses ne se faisaient pas correctement par la première fédération (NdlR : la FMM, Fédération mauricienne de motocyclisme) et un autre groupe s’est formé pour reprendre les choses en main. Mais ce groupe n’a pas fait les choses dans les règles et le Registrar of Associations a procédé à sa dissolution», indique un président de club.

Celui-ci ajoute que le fait de ne pas avoir de fédération reconnue par les autorités, est un handicap pour les pratiquants. «Nous aurions aimé bénéficier du soutien financier du MJS. Nous organisons quelques activités mais nos moyens sont limités. Beaucoup de commanditaires refusent de nous aider en raison de l’absence de reconnaissance du ministère. Il nous est difficile d’organiser un vrai championnat en raison des coûts. L’aire de stationnement du stade Anjalay est le seul endroit où nous pouvons organiser nos activités mais elle n’est pas mise à notre disposition aussi souvent que nous le désirons», explique notre interlocuteur qui espère que la situation sera réglée afin de donner un nouveau départ à la pratique du motocyclisme dans l’île. «Les autorités doivent réaliser que ce sport est toujours très populaire», conclut-il.

Il y a aussi le cas du hockey qui n’a présentement pas de comité directeur. Cette fédération avait obtenu la reconnaissance du MJS en mars 2014 mais l’a perdue en 2015. «Nous avons alors temporairement cessé nos activités», indique un ancien membre de la fédération qui a requis l’anonymat.

Celui-ci ajoute qu’avec la nouvelle Sports Act, «il est plus facile d’obtenir sa reconnaissance car on n’a plus besoin d’obtenir un Recognition Certificate du ministère de la Jeunesse et des Sports. On doit simplement s’enregistrer auprès du Registrar of Associations avant de demander la reconnaissance du MJS.»

Notre source ajoute que des négociations ont été entamées avec la Fédération africaine de hockey et la fédération hollandaise afin d’obtenir de l’aide. «La fédération africaine a lancé un programme de développement et offre des équipements alors que la fédération de la Hollande pourrait déléguer un entraîneur chez nous.»

Dès que ces démarches auront été concrétisées, ce groupe d’amoureux du hockey compte apporter des changements aux statuts selon lesquels fonctionnait l’ancienne fédération et élire un nouveau comité directeur. «Bien entendu, nous rechercherons la reconnaissance du MJS car c’est un acteur incontournable du sport mauricien. Nous avons besoin de son soutien, notamment financier», précise encore notre source.

Bon à savoir

Le rôle du ministère de la Jeunesse et des Sports

C’est le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) qui a la responsabilité de définir les grands objectifs de la politique nationale du sport. Il fixe le cadre juridique, notamment à travers la Sports Act. Cette loi a été amendée par le précédent ministre, Yogida Sawmnyden. La Sports Act 2016 a été promulguée le 12 janvier dernier. La section 9 (9) de la loi autorise l’officier en charge du MJS à intervenir dans la gestion d’une fédération en cas de conflits internes non résolus. Des organismes de résolution de conflits sont prévus par la loi. Ils sont l’Ombudsperson for Sports et le Sports Arbitration Tribunal. L’État subventionne actuellement quarante-trois fédérations.

Un club sportif défini par la «Sports Act»

Selon la Sports Act 2016, pour être reconnu comme tel, un club doit respecter plusieurs conditions. Son nom doit comporter celui de la région où il est basé ainsi que le sport pratiqué. Il doit admettre des membres sans faire preuve de discrimination de race, communauté, caste, conviction religieuse ou de couleur de peau. Un club se doit de fonctionner selon les principes de bonne gouvernance, de manière transparente, démocratiquement et non-discriminatoire. Il doit aussi verser une cotisation annuelle à la fédération à laquelle il est affilié.

Le Mouvement olympique

Les trois principales parties constitutives du Mouvement olympique sont le Comité international olympique (CIO), les Fédérations internationales et les Comités nationaux olympiques. Les droits et les obligations de ces organismes sont définis par la Charte olympique. La mission du CIO est de promouvoir l’olympisme à travers le monde et de diriger le Mouvement olympique.

Reconnaissance des fédérations nationales par le comité olympique

Pour être reconnue par des Comités nationaux olympiques (CNO) et être acceptée comme membre d’un de ces CNO, une fédération nationale doit exercer une activité sportive spécifique, réelle et durable, être affiliée à une fédération internationale (FI) reconnue par le Comité international olympique et être régie par, et se conformer dans tous ses aspects, à la Charte olympique ainsi qu’aux règles de sa FI.

Les fédérations internationales

Les fédérations internationales reconnues par le CIO sont des organisations internationales non gouvernementales qui administrent un ou plusieurs sports au plan mondial. Elles sont constituées d’organisations administrant ces sports au niveau national. Les statuts, les pratiques et les activités des FI au sein du Mouvement olympique doivent être conformes à la Charte olympique, en particulier en ce qui concerne l’adoption et la mise en oeuvre du Code mondial antidopage.

Le SportAccord

SportAccord est une organisation internationale reconnue par le Comité international olympique (CIO), fondée en 1967 par les fédérations sportives internationales. Elle regroupe des associations sportives internationales et vise à défendre leurs intérêts, coordonner leurs activités et défendre le sport dans le monde. L’organisation regroupe, au total, 107 fédérations internationales. Son président est le Suisse Patrick Baumann, membre du CIO et secrétaire-général de la Fédération internationale de basket-ball (FIBA). Son siège se situe à Lausanne en Suisse et les deux langues officielles sont le français et l’anglais.

Gymnastique : les acrobaties entre la réalité et les apparences

Un groupe de personnes a repris les activités de la Mauritius Gymnastics Federation (MGF) qui opère sous la présidence de Thashina Hurreeram. Cette dernière indique que la MGF a un nouveau comité directeur à la suite d’élections organisées le 5 mars dernier. Mais, l’organisation peut-elle jouir du statut de fédération nationale ?

Du côté du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS), on laisse comprendre que non. Et ceci parce que la fédération nationale avait été suspendue par ledit ministère le 7 avril 2015. La sanction avait entraîné une action similaire au niveau de la Fédération internationale de gymnastique (FIG) après une correspondance du Comité olympique mauricien (COM).

Pour que l’association soit considérée de nouveau comme «nationale», il faudrait qu’elle renouvelle les procédures d’enregistrement auprès du Registrar of Associations. Certains critères définis dans la Sport Act 2016 devront être respectés.

Selon la loi, une fédération nationale doit être affiliée avec sa fédération internationale reconnue par le Comité international olympique ou le SportAccord. La fédération doit aussi être présente dans un minimum de trois régions de l’île avec pas moins de deux clubs affiliés. Il faut aussi qu’elle compte au moins 50 licenciés dans un sport individuel et six équipes dans les sports collectifs pour ses compétitions annuelles. Il est, également, nécessaire qu’elle soit en conformité avec les provisions du Second Schedule de la Sports Act et de la Registrar of Associations Act ainsi que les règlements des fédérations internationales.

Dans un premier temps, le représentant des coaches du présent bureau de l’association sportive, Baboo Soodarshansingh Sohun, a certifié la légitimité nationale de son association : «Tout est réglé.» Mais la présidente du club, Thashina Hurreeram, nuancera ces propos : «Nous sommes bien en règle avec le Registrar of Associations. Mais au niveau MJS, nous devons encore soumettre certains documents. D’ailleurs, en février dernier, nous avons eu une réunion avec l’officier en charge du dossier, Dev Auchoybur.»

La bataille pour la reconnaissance nationale et internationale n’est pas encore gagnée pour Thashina Hurreeram et son équipe. Dans une correspondance, la responsable des relations publiques et de communication de la Fédération internationale de gymnastique, Stéphanie Pertuiset, confirme qu’au niveau de l’instance internationale : «La Fédération mauricienne de gymnastique est suspendue depuis août 2015 pour n’avoir pas respecté les obligations liées au statut de fédération affiliée, ce qui signifie qu’elle n’a actuellement aucun droit.»

Thashina Hurreeram dit attendre une attestation du MJS pour demander la levée de cette suspension. Cependant, il se pourrait que cette dernière ne suffise pas. Les conditions relatives à l’affiliation d’une fédération sont stipulées dans les statuts de la Fédération internationale de gymnastique dans l’article 4. L’une des quatre conditions stipule qu’il faudra soumettre une attestation signée par le Comité national olympique autorisant la demande.

Cette attestation, Philippe Hao Thyn Voon précise qu’il ne la signera pas avant d’avoir les preuves de la crédibilité du groupe qui prendra en main la discipline. Le président du COM souhaite que «les personnes qui seront à la tête de la discipline présentent un plan détaillé sur sa structure et sur ses activités dans le domaine de la gymnastique, ainsi qu’un plan de développement». Il énonce une autre condition pour l’obtention de son feu vert : «En gymnastique, il y a plusieurs disciplines (NdlR : acrobatique, rythmique, artistique et aérobic entre autres), il faudra que la fédération s’engage à développer les différentes spécialités de manière équitable.»

Avant que la fédération mauricienne ne soit suspendue en 2015, plusieurs clubs de gymnastique avaient été poussés à la porte ou s’étaient retirés de la fédération. Thashina Hurreeram avoue que le contact n’a pas encore été renoué avec ces clubs. «À ma connaissance, il y a un club de gymnastique rythmique dans le Nord, pour les autres je ne suis pas au courant.» Elle précise que sa fédération promeut principalement la gymnastique artistique masculine et féminine et les sports acrobatiques. «Mais on pense bientôt lancer la gymnastique rythmique», dit-elle.

Pour Philippe Hao Thyn Voon, plusieurs clubs existent déjà dans l’île. «Ils opèrent toujours dans le privé et comptent des pratiquants qui s’investissent énormément. Il faut que ces clubs aussi soient impliqués au sein de la fédération. Il faut mettre tout le monde autour d’une table et développer un projet qui soit équitable à tous», précise le président du Mouvement olympique à Maurice.

Un proche d’un des clubs qui s’était retiré de la fédération avant sa suspension affirme qu’il souhaiterait voir l’émergence d’une structure nationale pour développer la gymnastique. Il explique qu’il y a des gymnastes talentueux à Maurice. «Les autorités doivent veiller à ce que la fédération en quête de reconnaissance et de financement ait les compétences appropriées pour promouvoir la discipline», soutient-il.

Notre interlocuteur rappelle que la fédération avait éclaté en 2015 à la suite d’une mauvaise gestion. Au niveau administratif et financier, un manque de transparence avait aussi été décrié. «Pour que la fédération soit viable, il faudrait que les représentants de toutes les disciplines de la gymnastique pratiquées à Maurice soient présents au sein du comité directeur.»

Un autre représentant de club, poussé vers la porte de sortie, estime que la relance de la fédération n’est pas faite dans les règles. «Il n’y pas de volonté manifeste pour faire un travail de fond. Une fédération nationale ne peut pas être l’affaire d’un groupe particulier. Il faut qu’elle soit ouverte à des personnes dévouées à la promotion de la discipline», estime notre contact.

Si selon la Sports Act 2016, l’organisation peut exister avec les neuf clubs affiliés, sa requête pour une assistance financière de l’État ne pourra logiquement aboutir que si elle est membre de plein droit de la Fédération internationale de gymnastique. Cette quête de reconnaissance internationale se poursuivra tant qu’elle ne recevra pas la bénédiction du COM. La porte-parole de la fédération internationale certifie qu’en tant que fédération suspendue, «la fédération mauricienne peut mener les activités qu’elle veut sur son propre territoire. En revanche, elle ne peut pas participer à des manifestations internationales, ni en organiser». Il revient, donc, aux autorités locales de trancher.

  • L’élimination des fédérations et des clubs fictifs.
  • S’assurer que les fonds alloués par le gouvernement pour le développement du sport soient judicieusement utilisés.
  • Cet amendement a permis à certaines fédérations sportives nationales existantes d’être en conformité avec la nouvelle loi.
  • Favoriser l’émergence de nouveaux sports alors que la version 2013 de la loi aurait agi comme un frein au développement du sport.
  • La procédure pour bénéficier d’une subvention de l’État

Les conditions d’éligibilité d’assistance aux fédérations sportives nationales ont été énoncées dans l’article 10 de la Sports Act 2016. La fédération doit agir en conformité avec la nouvelle loi en vigueur et soumettre une demande d’assistance au ministère.

Cette demande doit être accompagnée des documents appropriés pour prouver la conformité avec la Registrar of Associations Act. La fédération doit pratiquer une discipline spécifique et existante. Elle doit aussi avoir des activités en cours et prouver qu’elle possède les connaissances techniques requises pour administrer et promouvoir cette discipline. La fédération nationale doit aussi être affiliée à la fédération internationale du sport pratiqué.

Text by lexpress.mu
 

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