La labellisation des services, nouveau projet «Made in Moris»

5 years, 2 months ago - September 05, 2016
Logo "Made in Moris"

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Après trois ans d’existence, le comité «Made in Moris» se lance dans la labellisation des services. Mais il faut avant tout peaufiner le cahier des charges.

Trois ans que le label Made in Moris a vu le jour sous l’impulsion de l’Association of Mauritian Manufacturers (AMM). Si, au départ, le label se cantonnait aux gros industriels, il s’est depuis ouvert à d’autres segments, notamment les petites et moyennes entreprises et tout dernièrement à la culture et l’artisanat. Et cela ne saurait s’arrêtait là. C’est du moins ce que laisse entendre le président du comité de la marque, Ian Tin Fook.

Faisant le bilan de ces trois années d’existence, Ian Tin Look met en exergue la hausse du nombre de sociétés et de marques labellisées jusqu’ici. «Lorsque nous avons démarré en 2013, nous avions 11 membres. Aujourd’hui, nous en sommes à 60, avec plus de 193 marques mauriciennes», rappelle-t-il (voir encadré). Mieux : selon les études effectuées par l’AMM, 87 % des Mauriciens reconnaissent le label Made in Moris. De plus, parmi les principaux secteurs labellisés jusqu’ici figurent l’agribusiness, le textile ainsi que des marques industrielles, culturelles et artisanales.

Parlant de la stratégie de Made in Moris dans les prochaines années, le président du comité de la marque fait ressortir qu’au départ, c’est-à-dire entre 2014 et 2015, l’objectif était de faire connaître le label, objectif qui a été atteint. La prochaine étape est d’inciter les gens à acheter les produits Made in Moris. D’ailleurs l’AMM compte lancer en septembre, un jeu télévisé en ce sens.

«Made in Moris»

Quid des autres projets ? Outre la stratégie de promotion, quelle sera la prochaine étape pour le label ? «Nous travaillons actuellement sur la labellisation du secteur des services. Nous préparons un cahier des charges de concert avec la firme SGS», annonce Ian Tin Fook. SGS est une firme internationale spécialisée dans l’inspection, la vérification, le testing et la certification des entreprises ; elle collabore avec l’AMM pour ce qui est de la certification Made in Moris.

L’objectif est de lancer ce nouveau label l’année prochaine après la fête de l’Indépendance, le temps de peaufiner le cahier des charges et de mettre au point tous les détails techniques.

De plus, l’autre priorité du comité Made in Moris est la labellisation du secteur agricole, en collaboration avec la Chambre d’agriculture. Autre projet dans le pipeline : le lancement d’un Salon de l’industrie mauricienne. Selon Ian Tin Fook, cela devrait se faire en partenariat avec Enteprise Mauritius ou l’institution qui prendra forme après la fusion d’Enteprise Mauritius, de la Small and Medium Enterprise Development Authority et du National Women Entrepreneur Council, conformément à l’annonce faite dans le Budget 2016-2017.

Cet événement devrait être un «salon typiquement mauricien» avec un parcours éducatif et ludique. «Il s’agit aussi pour nous de promouvoir l’emploi dans les secteurs que nous représentons et d’expliquer les nombreuses opportunités qui s’offrent aux jeunes dans ces secteurs», soutient le président du comité. Mais pour l’heure, aucune date n’a encore été arrêtée. Ce salon devrait mettre en avant toutes les industries labellisées, qu’il s’agisse des compagnies manufacturières ou encore des petites et moyennes entreprises.

Toutefois, ce ne sont pas les difficultés qui manquent. Outre le problème croissant des marques importées qui sont en compétition directe avec les produits fabriqués localement, Ian Tin Fook fait ressortir que les supermarchés constituent aussi une concurrence pour les produits locaux. Comment ? À travers la création de leurs propres marques distributeurs. Ainsi, pour un produit local, se démarquer sur les étals de supermarchés relève du parcours du combattant.

Fait intéressant : plusieurs grandes surfaces coopèrent avec le label Made in Moris, concède Ian Tin Fook, à l’instar de Winners et de Super U. Ces derniers, explique-t-il, se montrent ouverts aux négociations pour plus de visibilité.

Et qu’en est-il d’une stratégie de Made in Moris pour se positionner sur le marché de l’exportation ? Le président du comité de la marque rappelle qu’au départ, le label visait surtout le marché local. Ce qui n’empêche pas l’AMM de se pencher sur une stratégie de clustering avec pour objectif de devenir une «one-stop shop» pour les clients potentiels et de vendre comme un grossiste, notamment sur le marché de l’exportation.

Ceci, dit-il, pourrait considérablement augmenter la force de frappe des entreprises labellisées. Mais une telle mesure requiert une étude, une organisation et un système transparent, précise Ian Tin Fook. Et d’ajouter que certaines entreprises exportent déjà en s’appuyant sur le label.

  • 60 Nombre de sociétés labellisées
  • 193 Nombre de marques labellisées
  • 2 500 Nombre de produits labellisés

Des entrepreneurs satisfaits

Quelle expérience les sociétés tirent-elles de leur labellisation ? Pour Mevin Ramdoo, Site Operation Manager d’EF Glass, spécialisée dans la transformation du verre, disposer du label Made in Moris permet d’avoir un meilleur encadrement, de rencontrer d’autres gérants de sociétés et d’avoir des perspectives de collaboration. Et d’ajouter que cela encourage aussi les sociétés à faire des affaires entre elles. «Au lieu de nous tourner vers des produits importés, connaître les entreprises ayant des produits labellisés nous permet d’acheter ces mêmes produits auprès de nos confrères. Cela aide donc à soutenir l’industrie locale.»

Jean Claude Desvaux de Marigny, co-fondateur et artisan du Studio 44, qui est labellisé sous le segment artisanat depuis 2015, explique pour sa part que c’est le besoin d’accompagnement qui l’a motivé à faire partie d’une «grande famille». Cela lui a permis d’avoir davantage de visibilité, notamment à travers l’émission 100% Challenge. Toutefois, il estime que le label va devoir investir davantage dans l’artisanat, étant resté, selon lui, trop centré sur les grosses industries. «Il serait bon, par exemple, que les artisans labellisés puissent vendre dans les hôtels sous la bannière Made in Moris, à travers des espaces spécialement dédiés au label.» Il compte d’ailleurs lancer un atelier de formation en artisanat en octobre.

Text by lexpress.mu

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