
Air Mauritius
En tout cas, une opinion de Philipe A. Forget intitulée, Air Mauritius: acheter c’est bien ! Mais comment rembourser ?, qui avait été publiée dans l’express du mercredi 6 août 2014 a semé le trouble au sein de la direction d’Air Mauritius (MK).
L’enquête initiée par le ministère de la Bonne gouvernance et des Services ?nanciers sur cet achat révèle que certains ont eu des doutes sur la viabilité du projet. Parmi eux, l’on compte des architectes et l’Irlandais Frank Gleeson.
Quelques semaines après la parution de l’opinion, Kishore Beegoo, un membre du conseil d’administration de MK, nommé sous l’ancien gouvernement, a adressé un courriel à André Viljoen, le patron d’Air Mauritius. Il lui parle d’une réunion lors de laquelle il a été décidé qu’un rapport doit être soumis pour déterminer si MK est en mesure de rembourser l’achat de ces long-courriers.
Changements imprévus
Dans ce document, il est également mentionné qu’Air Mauritius serait bien inspirée de «double-check» le choix d’acquérir des A350-900 en raison des changements imprévus sur le marché. D'autant plus que la liaison vers la Chine doit être interrompue avec l’arrivée de compagnies aériennes de l’Empire du Milieu. Kishore Beegoo demande alors à André Viljoen si MK peut «swap» un ou deux modèles d’avions avec un autre. Dans le courriel, Kishore Beegoo demande aussi à André Viljoen de con?rmer si la signature de l’accord d’achat peut être repoussée pour qu’il puisse informer Navin Ramgoolam de ces développements.
Le patron de MK lui fait alors comprendre qu’il a «personnellement eu une con?rmation» du chef du gouvernement selon laquelle le choix d’acquérir les six A350-900 «is not open for revalidation». Et que celui-ci a aussi con?rmé cette information avec Frank Gleeson, celui qui gère les commissions consenties par Dufry à Nandanee Soornack et Rakesh Gooljaury.